La Fondation Anna-Lindh, une des institutions de l’Union pour la Méditerranée, et la Fondation for the Future, organisme soutenu par le G8, ont signé le 27 juin à Alexandrie, en Egypte, un protocole d’accord qui constituera «un cadre pour des actions communes en faveur d’une société civile renforcée, active et vibrante dans la région», a-t-on indiqué dans un communiqué qui nous est parvenu. En précisant que «deux
des principaux soutiens à la société civile en Afrique du Nord et au
Moyen-Orient, la Fondation Anna-Lindh et Fondation for the Future, ont
décidé de joindre leurs efforts afin de soutenir l’implication de la
société civile dans le dialogue interculturel et dans l’adoption de
méthodes de bonne gouvernance». A cet effet, la présidente de Fondation
for the Future, Nabila Hamza, et le directeur exécutif de la Fondation
Anna-Lindh, Andreu Claret, ont procédé à la signature dudit protocole
pour unir leurs actions en direction de la société civile qui semble
être l’alternative aux politiques d’échec menées par les Etats jusqu’à
présent. Nabila Hamza, a ajouté le communiqué, a déclaré qu’ «encourager
une culture de la bonne gouvernance, de la tolérance et de la paix aux
échelons local et régional constituera une approche au cœur de nos
efforts communs pour soutenir la coopération et la participation de la
société civile». Andreu Claret a, de son côté, poursuivent les
rédacteurs du document, précisé que «le dialogue interculturel est un
outil-clé pour le développement de la bonne gouvernance et il est clair
que sur le terrain, il existe un mouvement et un réel désir, au niveau
de nos sociétés euro-méditerranéennes, de reconstruire des ponts entre
les différents peuples de la région». La signature de ce nouvel accord
est intervenue suite au fameux discours de réconciliation prononcé par
le président Obama au Caire, en Egypte, et qui se poursuit avec la
relance de l’Union pour la Méditerranée, sous la coprésidence de l’Egypte
et de la France. Il est souligné dans le communiqué que «l’une des
premières actions conjointes qui auront lieu dans le cadre de ce nouvel
accord sera le séminaire international sur le thème «Dialogue
interculturel, diversité et renforcement de la société civile en
Méditerranée», qui rassemblera des ONG travaillant avec les deux
fondations, et visera «à permettre de partager les expériences,
d’échanger les bonnes pratiques et de développer des initiatives
communes ». Pour rappel, la Fondation Anna-Lindh a été créée en 2005.
C’est une institution partagée par les 43 pays de l’Union pour la
Méditerranée, dont l’Algérie, opérant dans un réseau régional de plus de
2 400 organismes de la société civile et mandatée pour œuvrer au
rassemblement des peuples comme moyen de promouvoir le dialogue entre
les cultures. La Fondation for the Future, lancée en 2007 par le G8, est
une institution indépendante et multilatérale visant à promouvoir et à
renforcer les initiatives de la société civile dans leurs efforts pour
encourager le développement des droits de l’homme et la notion de bonne
gouvernance au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Cette union entre l’UPM
et le G8 est la conséquence de la main tendue par le président américain
Obama au monde arabe qui traduit la nouvelle politique occidentale dans
une approche plus humaniste, faisant suite à l’échec cuisant des actions
militaires entreprises par l’Administration Bush et qui ont montré leurs
limites, voire qui se sont soldées par un bilan désastreux en Irak et en
Afghanistan, sans oublier qu’ils ont renforcé le terrorisme
international.
Fatma Haouari
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