Elu suite à une campagne électorale marquée par une volonté de changement, le président américain, Barack Obama, pourrait-il décevoir aujourd’hui ? La politique de l’administration Obama serait-elle
différente de celle de son prédécesseur Bush ? Ce sont là les questions
sur lesquelles s’est penché hier Lorenzo Morris, politologue américain,
lors de sa visite à Alger. Visiblement, ces deux administrations sont
totalement différentes, notamment vis-à-vis du Proche-Orient et de
l’Afrique, estime le conférencier. Faisant un portait positif de
l’actuel président américain, le politologue dira que l’approche d’Obama,
contrairement à celle de Bush, repose sur le dialogue et la coopération.
«Mieux encore, dira-t-il, le nouveau président s’est entouré des gens
qui ont une expérience assez profonde du monde en sous-développement.»
Ce qui permettrait, selon lui, un changement. «Obama est sensible à
toutes les questions qui touchent les minorités et les défavorisés»,
a-t-il ajouté. Interrogé sur le respect du délai de fermeture de la
prison de Guantanamo, l’intervenant dira qu’il s’agit d’une question
assez «compliquée». Et d’expliquer qu’aux Etats-Unis, il n’existe aucun
endroit qui pourrait recevoir tous ces prisonniers. Afin de résoudre ce
problème, l’administration américaine a entamé des négociations avec
d’autres pays. Ainsi, poursuit-il, «les Etats-Unis tentent d’établir des
accords qui permettront de transférer ces prisonniers vers ces pays». Et
de préciser que les locataires de Guantanamo ne seront pas libérés, car
«certains sont coupables et doivent être jugés une seconde fois avec des
peines probablement plus lourdes s’ils doivent être transférés aux
Etats-Unis». Toutefois, M. Morris conclut par la certitude que la
politique américaine d’Obama va dans un sens positif.
Salima A.
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