Samedi 14 Janvier 2012
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Sports
Femme magazine
Culture
Chronique du jour
Soirmagazine
Pousse avec eux
Edition du jour
 
 
 
Nos archives en HTML


Actualités : TIPASA
Le syndicat national de la formation professionnelle monte au créneau


Un conclave réunissant les secrétaires généraux des 48 wilayas du syndicat UGTA de la formation professionnelle s’est tenu ce jeudi au siège du CFPA de Cherchell, dans la wilaya de Tipasa, sous la houlette du secrétariat général de la Fédération nationale de la formation professionnelle.
Ce fut en marge de ce conclave que Sana Tayeb, le secrétaire général de cette fédération, a bien voulu nous préciser les grands axes de cette conférence nationale. «Notre présence ici a pour but de nous concerter en vue de débattre du système de rémunération actuel des fonctionnaires de la formation professionnelle. Permettez-moi de rappeler que notre secteur est constitué de 52 000 fonctionnaires dont plus de 35 000 sont adhérents du syndicat UGTA. Cela pour dire que cette force reste incontournable», a déclaré, en substance, M. Sana. Invité à préciser les attentes de son secteur, le SG de cette fédération dira : «Si aujourd’hui, notre secteur évolue dans le cadre du décret exécutif 10/224 du 30 septembre 2010, depuis 12 années, il convient d’admettre qu’il se situe aux antipodes de la réalité salariale en matière de rémunération et d’évolution de la profession. Dans la pratique, on a décelé des dysfonctionnements qui pénalisent grandement les fonctionnaires. Plusieurs dispositions particulières en matière de classification sont omises, notamment l’inégalité intersectorielle en matière de rémunération et de classification des missions identiques et requérant le même profil. Tout en souhaitant que le secteur évolue dans la sérénité, en dehors des bouleversements sociaux, nous avons présenté un avant-projet de modification du décret 10/224 cité plus haut», martelé M. Sana. A la question de savoir si le problème posé aujourd’hui est seulement d’ordre salarial, M. Sana évoque d’autres situations conflictuelles, voire bloquantes , à l’instar de l’évolution des carrières : «Le verrouillage de l’évolution dans certains postes de travail constitue l’essence de notre conclave aujourd’hui. Il s’agit de l’impossibilité à certains professeurs et autres ingénieurs d’accéder aux postes supérieurs, du fait de leur statut. Je cite le cas des professeurs d’enseignement professionnel, qui ne peuvent accéder aux postes supérieurs de direction ou de professeurs spécialisés, malgré le cumul d’une importante ancienneté, technicité et aptitude professionnelle, qui n’a rien à envier aux grands diplômés des universités. Ces professeurs, qui furent le noyau qui a permis à la formation professionnelle de former des techniciens de valeur qui font tourner les usines et les installations économiques, agricoles, énergétiques et pétrolières de l’Algérie, méritent plus de considération et qu’on consente enfin à leur ouvrir les passerelles nécessaires à leur promotion et à leur évolution, soit par des formations universitaires complémentaires, soit par un système validant l’ancienneté. » Se situant au cœur de la réalité algérienne et les turbulences que connaît le monde, M. Sana Tayeb avertit : «Notre secteur, qui revendique en silence, dans le cadre des lois de la République, fort de ses milliers d’adhérents, bénéficie de l’appui inconditionnel du secrétariat national de l’UGTA et souhaite que les préoccupations de nos fonctionnaires soient prises en charge avec célérité et dans le respect des partenaires sociaux.»
L. Houari

Nombre de lectures : 491

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site