Dimanche 15 Janvier 2012
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Actualités : PLUSIEURS CHANTIERS DE TRAVAUX PUBLICS MIS À L’ARRÊT À CAUSE DE LEUR GRÈVE
Les travailleurs de l’EVSM ne décolèrent pas


Les travailleurs de l’Entreprise de viabilisation de Sidi Moussa (EVSM) poursuivent leur grève ouverte entamée le 3 janvier dernier. Les réponses formulées par la direction générale de cette entreprise au sujet de la plateforme de leurs revendications ne sont pas convaincantes, estiment-ils.
Ainsi, deux chantiers sont à l’arrêt, à savoir la RN 11 et la RN 26, et les effectifs des chantiers du Sud n’ont encore pas rejoint le mouvement de protestation. La plateforme de revendications, dont nous détenons une copie, inclut une bonne dizaine de points. Le départ du directeur des moyens de réalisation et celui des études et de planification, le départ des retraités engagés dans l’entreprise, l’annulation des mutations vers les chantiers du Sud et des décisions de fin de contrat pour 42 travailleurs remerciés le 31 décembre dernier, la titularisation de 30 % des effectifs de l’entreprise – estimés à environ 1 400 travailleurs, tous contractuels – et le paiement des heures supplémentaire au lieu de l’indemnité forfaitaire sur la productivité (IFSP) appliquée actuellement (3 000 DA). Les travailleurs estiment que les deux cadres visés «humilient, terrorisent, licencient, réduisent les durées de contrat des travailleurs sans raison valable». Ils s’interrogent aussi sur le fait de recruter 140 nouveaux employés pour pourvoir les structures administratives et les chantiers nord et muter d’autres au Sud du moment que l’Entreprise «ne dispose pas de chantiers suffisants au nord pour contenir tout le personnel», comme avancé dans la réponse de la DG. Ils accusent surtout la DG de saper toute tentative de renouveler la section syndicale de l’entreprise pour, ainsi, fuir la négociation et la signature de tout protocole protégeant les travailleurs. La DG de l’entreprise pose, en effet, comme condition préalable à toute négociation l’installation d’une section syndicale. «La Direction générale a déjà discuté de la titularisation de 30 % des effectifs lors des négociations de la convention collective, et dans lesquels a été décidé de différer son traitement avec le syndicat une fois élu», peut-on lire dans la note du 5 janvier 2012, diffusé à l’intention des travailleurs de l’entreprise. Or, dénoncent les travailleurs, la DG n’a saisi l’union territoriale de l’UGTA qu’à quelques jours de l’expiration des contrats des 42 travailleurs remerciés le 31 décembre dernier, une liste incluant des militants syndicalistes, justement pour retarder l’installation d’un bureau syndical. Sachant, ajoutent- ils, que les travailleurs ne disposent plus de section syndicale depuis 2007 et la décision de mettre fin aux contrats de ces 42 travailleurs, parmi eux figurent des éléments revendicatifs qui ont servi entre 14 et 28 ans, n’est autre qu’une énième manœuvre pour empêcher l’installation d’une section syndicale. L’entreprise, a bénéficié d’un plan de charges et jouit d’une santé financière appréciable pour avoir contracté plusieurs marchés au Sud et disposent donc des moyens pour améliorer leurs situation, renchérissent les travailleurs qui menacent également d’élargir le mouvement aux chantiers du Sud. «Ce n’est plus les années 90 où nous percevions nos salaires qu’une fois tous les six mois», soutiennent-ils.
R. N.

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