Actualités : Concours de chefferie de service hospitalo-universitaire
La grille d’évaluation contestée


Le concours au poste de chef de service hospitalo-universitaire devra se dérouler à la mi-février prochain. Cependant, un groupe de professeurs candidats expliquent que la grille d’évaluation a été établie sur des critères purement administratifs au détriment du volet scientifique. Ils crient au scandale et demandent l’annulation du concours en attendant de mettre en place une nouvelle grille.
Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Le concours d’accès au poste de chefferie de service hospitalier n’en finit pas de faire parler de lui. Le concours, qui devait se dérouler en décembre dernier avant d’être reporté au mois de février prochain en raison des nombreux changements survenus avant de se décider enfin sur un âge pour la mise de fin de fonction au poste de chefferie de service, est encore une fois dénoncé.
Au point où un groupe de professeurs a décidé d’adresser une lettre ouverte au président de la République pour lui demander d’intervenir «pour mettre fin à ce scandale scientifique».
Leurs griefs ? La grille d’évaluation. Selon eux, cette dernière a été modifiée pour être «basculée du scientifique chercheur à l’administrateur».
Selon un document que nous avons reçu, les protestataires expliquent que «dès sa mise en circulation pour avis, et suite aux graves contestations avant sa validation, on a pensé qu’elle avait été annulée mais la même grille a été validée précipitamment alors que la mise en place d’une grille nécessite au moins une année et demie de travail qui doit être soumis aux avis des experts et chercheurs». Ils expliquent, également, que la grille a été publiée le 26 septembre dernier sur les sites des deux tutelles pour être publiée un mois plus tard sur le Journal Officiel.
Ces derniers s’interrogent, par ailleurs, sur les raisons de limiter les points accordés au nombre des publications scientifiques (1,5 point par publication avec un maximum de 6 points à raison de 4 publications au total). Idem pour les communications nationales et internationales dont le nombre qui comptera au concours est limité à trois en national et 6 en international. «Un chercheur peut arriver jusqu’à 300 travaux de communications et 60 publications de recherches», expliquent les initiateurs de cette lettre qui estiment que l’on veut mettre des administrateurs à la place des chercheurs universitaires.
Pis, ce groupe de professeurs accuse le Syndicat national des chercheurs hospitalo-universitaires dont «la majorité sont candidats au concours», d’avoir établi une grille d’évaluation sur mesure et de l’avoir imposée aux deux tutelles.
Les candidats au concours demandent son annulation et son report, la révision de la nouvelle grille d’évaluation et sa soumission à toute la corporation scientifique, l’évaluation des candidats sur la base des travaux du grade de maître-assistant et la remise des postes au concours dans un délai de chaque trois ans pour évaluer les activités des chefs de service.
S. A.



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