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Actualités : DES MEMBRES DE L’ICSO LE PROCLAMENT
«C’est la fin de la plateforme de Mazafran»


C’en est, désormais, fini de la plateforme de Mazafran avec son leitmotiv d’une transition démocratique. Celle du cadre pluriel ayant rassemblé, une première dans les annales politique du pays, des partis et des personnalités des divers bords idéologiques.
Mohamed Kebci - Alger (Le Soir) - C’était plus que prévisible, ce conglomérat trans-partisan ne devait pas survivre aux élections législatives du 4 mai prochain. Certes, ses membres, maintes fois interpellés, par le passé, sur cette question, ont beau «botter» en touche, soutenant que la question des élections relevait de la pure prérogative de chacun d’eux, mais la réalité a bel et bien fini par les rattraper.
Aux participationnistes au prochain scrutin législatif, quasi majoritaires au sein de l’Instance, qui ne cessent de professer que la participation et le boycott n’ont aucun impact négatif sur le mot d’ordre d’une transition démocratique, les boycotteurs soutiennent plus que le contraire.
«C’est la fin de la plateforme de Mazafran en tant que projet politique d’étape», soutenait, hier mercredi, Karim Tabbou, dans une conférence de presse animée de concert avec d’autres de ses pairs de l’Icso, Soufiane Djillali, le président de Jil Jadid, Mohand-Arezki Ferrad, Ammar Khababa, Samir Benarbi et Farid Mokhtari. Et à l’ex-premier secrétaire national du FFS et promoteur de l’Union démocratique et sociale, parti en instance d’agrément, d’atténuer de ce constat amer de l’épilogue de ce qu’il estime être une «expérience unique en son genre», par le fait que «chaque étape exige ses mécanismes», usant du postulat que c’est la «fonction qui crée l’organe de lutte». Pour lui, cette expérience positive en appellera forcément d’autres, n’excluant pas de «nouveaux accords qui seront bâtis sur de nouvelles bases».
Intervenant à son tour, le président de Jil Jadid qualifiera la participation aux élections législatives de déviation et de contradiction avec l’esprit et la lettre de la plateforme de Mazafran. «Ce n’est pas nous qui avons tué l’Icso mais ceux qui ont décidé de participer», eux qui, selon lui, ont foulé au pied les fondamentaux de cette plateforme, entre autres, la vacance du pouvoir à son sommet, des élections présidentielles anticipées, une Constitution consensuelle et, enfin une haute Instance indépendante de supervision des élections. Et de ses quatre préalables, le pouvoir n’a accédé à aucun, s’employant à «assurer son maintien et sa pérennité par le recours aux trucages électoraux et à la cooptation de fausses représentations politiques et sociales.
Ce qui dicte logiquement un refus dans la forme et dans le fond des élections législatives qui font partie de la propre feuille de route», soutiendra Ferrad qui regrettera l’engouement des partis de l’Icso à s’y inscrire, signant de facto, la «fin de la plateforme de Mazafran comme projet politique» car, tiendra-t-il à préciser, le combat pour la démocratie et la deuxième République vient tout juste de franchir une étape.
œPour Soufiane Djillali, la participation à ces élections législatives constitue une «abdication», une sorte de cadeau offert au pouvoir puisque, ironisera-t-il, «au lieu d’aider le pouvoir à partir, ceux qui participent l’aident au contraire à y rester.
Le président de Jil Jadid estimera que «prendre part à ces élections, organisées par le pouvoir dans les conditions actuelles, est en totale contradiction avec le sens et l’esprit de la plateforme de Mazafran dont les objectifs ne peuvent en aucun cas être temporaires ou tactiques puisque s’inscrivant dans la continuité et la rigueur et ne peuvent être sujets à marchandage».
M. K.

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