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Actualités : LÉGISLATIVES
Les faits saillants d’une campagne


Les candidats pour les législatives sont à mi-parcours. Les jours écoulés ont mis en avant une campagne plate et parfois même un cafouillage qui brouille davantage les cartes dans une situation déjà opaque.
Abla Chérif - Alger (Le Soir)
- Onze jours sont donc déjà passés depuis l’ouverture officielle de la campagne pour les législatives. On en retient des faits, des gestes, mais aussi des pratiques singulières inscrites à jamais dans les annales de la politique algérienne.
Les irrégularités sont légion, incitant la mémoire à ne retenir que ces faits saillants qui retiennent l’attention. La dernière en date, la plus spectaculaire aussi, n’est autre que cet épisode relatif à la publication d’affiches de candidates voilées et… sans visage. Quatre partis ont été rappelés à l’ordre par la Haute Instance chargée de la surveillance des élections.
Le FFS, l’Union Ennahda-Adala-El-Bina, le Front national algérien (FNA) et le Front du militantisme national (FNM). Les mis en cause ont été sommés de se conformer à la réglementation dans un délai de quarante-huit heures. Ils se sont également abstenus de tout commentaire sur le sujet.
Et l’affichage est justement un des sujets à retenir durant cette campagne. A de rares exceptions, les slogans inscrits en lettre colorées sur les affiches s’accordent en général à diffuser un message commun : «L’avenir de l’Algérie, un nouveau départ, pour une Algérie prospère et développée.» Le thème est récurrent. Il revient partout, sauf une affiche, celle du Parti des travailleurs (PT) qui préfère accompagner le sentiment général prévalant en ces temps de crise. «Assez maintenant» est inscrit à l’encre rouge sous le portrait de la secrétaire générale du PT visiblement en colère. Une colère qu’elle ne manque pas de déverser durant les nombreux meetings animés dans les wilayas de l’intérieur du pays. La campagne, c’est surtout et avant tout la course aux rencontres avec les citoyens courtisés pour une participation massive au scrutin du 4 mai. Djamel Ould-Abbès, SG du FLN, se targue à ce sujet d’avoir animé 23 meetings populaires durant lesquels il déclare avoir «relevé une grande satisfaction des citoyens pour les listes des candidats du parti».
Le scandale ayant précédé l’ouverture de la campagne, celui de l’achat des places pour être tête de liste, n’est plus à l’ordre du jour. L’affaire est réglée, selon lui. Pas pour les autres partis, comme le PT une fois encore, qui dénonce une autosuffisance et des propos qui finiront, dit-elle, par provoquer la colère du peuple.
Le SG du FLN s’est attiré également les foudres du patron du RND. Cette semaine, la presse s’est d’ailleurs fait l’écho d’une guéguerre entre les SG des deux partis majoritaires qui se disputent dans une course à l’application du programme du président de la République.
Ahmed Ouyahia a en fait reproché à Ould-Abbès de vouloir s’approprier le Président Bouteflika, et ce dernier l’accuse de vouloir déterrer la hache de guerre et promet de lui répondre élégamment. Le discours des deux responsables est axé sur les mêmes lignes stratégiques. Celles tracées par le premier magistrat du pays. Tout autour, les ministres candidats mis en congé par l’administration Sellal soutiennent le discours.
Et puis il y a tout le reste. Toutes ces autres formations politiques, parmi lesquelles certaines se trouvent réellement sans programme, qui ont décidé d’axer l’essentiel de leur discours sur la nécessité de voter le 4 mai. Bien sûr, les grosses cylindrées se détachent. Le RCD, inscrit dans une stratégie de travail de proximité, ne compte plus les sorties publiques organisées, les cafés, les marchés et les petites bourgades visitées pour expliquer. La mouvance islamiste n’a pas manqué de se faire remarquer. A sa tête, le Mouvement pour la paix et la société (MSP) embarqué dans une campagne où il ne lésine pas sur les moyens.
Signalétique étudiée par des experts mis à contribution pour l’élaboration de sa stratégie de communication, il a entrepris tout ce qu’il fallait pour attirer l’attention et marquer les esprits des électeurs potentiels. Affiches collées sur des véhicules chargés de circuler en ville, appels diffusés par mégaphone, sorties dans les rues d’Alger où le numéro 1 du parti est annoncé à voix haute partout où passent les candidas… Tout a été minutieusement étudié. A côté, les autres paraissent être à la traîne.
Le déséquilibre en matière de moyens entre candidats est flagrant. Sans doute déterminant. Il est aussi l’un des grands faits saillants de cette campagne où l’on retiendra également l’entrée officielle de l’utilisation du net dans la bataille pour les législatives.
A. C.

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