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Actualités : LES CHIFFRES DU 1er TRIMESTRE 2017 LE RÉVÈLENT
Situation alarmante dans les assurances


Ce n’est pas la joie chez les professionnels du secteur des assurances. Si l’on doit se fier à la note de conjoncture du marché des assurances relative au premier trimestre de cette année, la production accumulée a atteint les 36,3 milliards de DA, soit une baisse de près de 8% comparé à la même période en 2016. De quoi alarmer les assureurs.
A voir de près les chiffres de l’étude, il s’avère qu’à la fin des trois premiers mois de cette année, le chiffre d’affaires du marché des «assurances dommages» a connu une baisse de plus de huit points et demi comparé aux chiffres de l’année dernière.
En effet, il est passé de 36,6 milliards de dinars à 32,5 milliards. Ainsi, l’assurance automobile, la branche majeure des «assurances dommages», illustre parfaitement cette tendance baissière du marché constatée lors des trois premiers mois de cette année. Elle a enregistré entre le début janvier et la fin mars dernier un montant de 19,8 milliards de dinars, ce qui se traduit par une baisse de 5,8% par rapport à la même période, il y a un an.
La branche «incendies et risques divers» a fait pire puisque, selon les statistiques relevées lors du premier trimestre dernier, il ressort une chute du chiffre d’affaires de 14,7%.
Les rares notes gaies du sombre tableau qu’affiche le secteur des assurances viennent des branches «transport» et «crédit» qui, elles, affichent une hausse respectivement de 3% et 30,9%.
La première branche doit son embellie au transport ferroviaire qui a réussi à amasser plus de six millions de dinars de mieux que lors des trois premiers mois de l’année dernière, alors que dans le même temps, le transport maritime est passé de 721 millions de dinars à 776 au bout du premier trimestre de cette année.
Pour sa part, l'assurance «crédit» a connu une remarquable hausse de 30,9% comparé à 2016, en raison, est-il expliqué dans la note de conjoncture, des augmentations constatées au niveau de toutes les sous-branches, c'est-à-dire l’insolvabilité générale, le crédit hypothécaire et le crédit à l’exportation. Sinon, ailleurs comme c’est le cas pour les assurances agricoles, la baisse a été plutôt rude. Ainsi, pour cette dernière branche, malgré la hausse du nombre des contrats d’assurance agricole souscrits, c’est un chiffre d’affaires de 23,4% inférieur à celui du premier trimestre 2016 qui a été enregistré.
Les sociétés d’assurance de personnes ont réglé entre janvier et mars 2017 un montant de plus de 607 millions de dinars. Des règlements en hausse de pratiquement 12% induite principalement par l’assurance vie-décès.
Par ailleurs, les règlements de la branche «accidents» régressent de plus de 41% alors que dans le même temps, les sinistres à régler se montent à 3,2 milliards de dinars, ce qui donne une augmentation de 23,5%. La tendance à la baisse du marché national des assurances, comme l’indique la note de conjoncture pour les «assurances dommages», est étayée également par la branche «assurances de personnes».
A la fin mars dernier, c’est une baisse de 5 % par rapport à l’année dernière qui a été enregistrée, avec un chiffre d’affaires qui dépasse péniblement les 3 milliards de dinars, avec une part de marché revenant aux sociétés privées qui atteint les 887 millions de dinars, soit 28,7%, soit une régression de 3% par rapport à la part engrangée à la même période, l’année dernière.
Quant aux parts de marché, entre sociétés d’assurances dommages à capitaux privés et les sociétés du secteur public, il est apparu que, au 31 mars dernier, les sociétés privées ont réalisé un chiffre d’affaires collectif de 8,9 milliards de dinars, soit une part de marché de 27,4%.
La «domination» des sociétés publiques s’est exprimée dans toute sa splendeur sur pratiquement l’ensemble des branches. C’est, en tous les cas, un rapport de conjoncture pas très enthousiasmant pour les professionnels du secteur des assurances.
Avec une croissance négative de 9% pour la partie dommage, qui représente 92% du marché des assurances, et la cadence de règlement des sinistres qui baisse au même moment où le stock de sinistres augmente, cela se traduit par «une situation vraiment alarmante, catastrophique», selon un professionnel du secteur.
M. Azedine

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