Samedi 12 aout 2017
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Chronique du jour : SOIT DIT EN PASSANT
Le takachouf à l’échelle nationale



Par Malika Boussouf
malikaboussouf@yahoo.fr
Il est des jours comme ça où lorsque certains produits commencent à manquer, vous renouez spontanément avec cette époque où vous rameniez un peu de tout dans vos valises à chaque retour de voyage.
Le ministère du Commerce, qui réduit les importations, a annoncé il y a quelques mois qu’il avait fait des millions de dollars de bénéfices. On ne s’aperçoit pourtant pas encore à quoi le solde positif auquel le département concerné renvoie.
Les produits qui auraient disparus des étals, on n’en perçoit pas encore l’utilité. Cela prouve bien que l’Algérie achète tout et n’importe quoi. Si l’on peut aisément imaginer l’inquiétude d’importateurs et autres commerçants qui gagnent davantage sur les produits étrangers, on a du mal à réaliser que des gens puissent paniquer à l’idée de ne plus pouvoir gaver leur progéniture éduquée à la malbouffe, de sauces bourrées de conservateurs alors qu’une préparation à domicile de ces dernières reste vivement recommandée par les nutritionnistes.
Autant il est stupide de penser que la terre va cesser de tourner et les enfants de grandir si les boissons gazeuses, les fromages, le saumon fumé et autres conserves dont la date de consommation arrive presque toujours à expiration, autant il y a lieu de s’inquiéter à l’idée que des usines cessent de tourner parce que des matières premières indispensables à la transformation ou à la production sont soumises à des règles dont on devine aisément les conséquences. Si le système veut convaincre les Algériens que pour vivre mieux, il faut consommer moins et que pour relever l’économie du pays, il faut se serrer la ceinture, il devra s’y prendre autrement.
Rapatrier par exemple l’argent qui dort ailleurs. A l’heure où personne n’ignore que ce n’est pas pour investir que l’on a saigné le Trésor public, il y a fort à craindre que les Algériens, qui ont appris à consommer sans retenue et ceux qui pourraient se retrouver au chômage, injustement pénalisés par les nouvelles règles de vie imposées par les instances internationales qui ont regardé sans mot dire dilapider les deniers publics, ne reviendront pas sur leurs acquis sans se faire entendre.
M. B. 

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