Mercredi 13 septembre 2017
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Chronique du jour : SOIT DIT EN PASSANT
Les caisses sont vides ? Et pourquoi ?


Par Malika Boussouf
malikaboussouf@yahoo.fr
Il est des jours comme ça où on a beau tenter d’expliquer où sont passés les milliards de dollars engrangés grâce au pétrole et aux autres richesses du sous-sol algérien — le bâtiment, la santé et l’éducation ne suffisent pas, comme nous l’avons déjà dit —, à expliquer la dilapidation des sommes faramineuses censées nous faire la vie de rêve à laquelle nous aurions eu droit dans d’autres conditions de gestion des affaires du pays. En vain. Bien sûr, il y a tous les emplois à rémunérer et les frais de fonctionnement des ministères et autres entreprises publiques qui tournent à vide. Mais est-ce que cela justifie pour autant que l’on en soit à se demander s’il ne faudrait pas renoncer à sa souveraineté ? Chacun d’entre les Algériens auquel on aura sucré une part de son confort se demande en son for intérieur, quand il ne l’exprime pas à haute voix, pourquoi c’est à lui que l’on fait appel pour éviter que le pays ne s’effondre plutôt que d’aller affronter ceux qui ont vidé les banques et n’ont toujours pas commencé à rembourser leurs dettes ; autrement dit, à remettre l’argent là où il était.
Le tort qu’ont les hauts responsables du pays c’est qu’ils ne vont jamais regarder au-delà des vitres teintées de leurs bureaux. Ils ne savent pas ce qui se passe dehors, dans la rue, là où pourrait bien se construire la colère et s’exprimer la frustration. On aurait tort de croire qu’un peuple que l’on a conditionné au silence en brandissant ponctuellement l’épouvantail du terrorisme et le souvenir d’années de feu et de cendres gardera son calme ad vitam. Parce que, au-delà du terrorisme, il y a eu cet autre pli qu’ont pris les Algériens à consommer tout et n’importe quoi, y compris ceux qui n’ont pas connu les années de pénuries. Celles où, déjà, le marché parallèle se taillait une place de choix au cœur de la demande en constante augmentation. Pourquoi ne pas restreindre le train de vie de l’Etat et exiger des importateurs qu’ils investissent une part de leurs bénéfices colossaux dans la production ? Il y a longtemps que le plus naïf d’entre nous a compris que l’achat et la revente en l’état était bien plus rentables.
M. B. 

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