Jeudi 11 janvier 2018
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Actualités : LE CNAPESTE PRENDRA UNE DÉCISION EN CN
Vers le dénouement ?


Pas de reprise des cours à Tizi Ouzou et à Blida dans l’immédiat mais des solutions semblent se profiler. Une rencontre a réuni hier des représentants du Cnapeste, de la wilaya de Tizi Ouzou et le chef de cabinet du ministère de l’Education. Des propositions ont été formulées. Ces dernières devront faire l’objet d’un examen de la part du bureau de wilaya. Le Cnapeste appelle ses troupes à organiser des assemblées générales en vue de la tenue du conseil national le 20 janvier prochain.
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Peut-être un début de dénouement dans la wilaya de Tizou-Ouzou où les enseignants affiliés au Cnapeste poursuivaient hier leur mouvement de grève entamé en novembre, faisant planer le risque d’une année blanche. Les enseignants de la wilaya de Béjaïa rejoignent le mouvement. Ils sont soutenus par la direction nationale du syndicat. Réuni le 7 janvier dernier, le bureau national a instruit ses adhérents afin qu’ils organisent des assemblées générales en vue de proposer des actions en soutien aux collègues en grève. Hier, une réunion a eu lieu au niveau de Tizi Ouzou, regroupant syndicalistes, parents d’élèves et tutelle. Cette dernière a formulé des propositions en vue d’une reprise. Messaoud Boudiba affirme que seul le conseil de wilaya est habilité à se prononcer en faveur d’une reprise ou pas. Le porte-parole du Cnapeste affirmait hier que la situation ne pouvait s’améliorer en raison de la politique de pourrissement adoptée par les responsables locaux sans compter la décision de la tutelle de ponctionner l’ensemble des jours de grève. Certains enseignants, dit-il, n’ont reçu aucun dinar pour le mois dernier. A Tizi-Ouzou, la grève a été déclenchée suite à un incident survenu au niveau de la Direction de l’éducation. Une jeune enseignante stagiaire, y a été giflée par un agent de police selon le Cnapeste qui désapprouve l’attitude des responsables locaux qui ont tout fait, dit-il, pour étouffer l’affaire. L’élan de solidarité envers l’enseignante a fini par déboucher sur une seule revendication : le départ du chef de bureau et le chef de service du personnel au niveau de la Direction de l’éducation. La Direction de l’éducation de Tizi-Ouzou a entamé mardi l’envoi de mises en demeure aux grévistes les sommant de rejoindre leurs postes de travail en application du décret exécutif portant modalités de révocation du fonctionnaire pour abandon de poste et stipulant qu'il est considéré en situation d'abandon de poste, tout fonctionnaire en activité qui s'absente pendant plus de 15 jours. A Blida, ajoute Messaoud Boudiba, c’est le courant qui ne passe plus du tout entre la famille de l’éducation et la directrice de l’éducation. Point de dialogue, dit-il. Pire encore, ajoute-t-il, les responsables locaux poussent au pourrissement. Depuis le début de la grève en novembre dernier, aucune initiative en faveur de l’apaisement n’a été prise. La ministre de l'Education nationale affirmait mardi avoir autorisé les directeurs de l'éducation à recourir aux vacataires et retraités pour remplacer les enseignants, expliquant que «le plus important est d'assurer aux élèves la continuité des cours dans les wilayas de Tizi Ouzou, Blida et Béjaïa». Un peu plus tôt dans la journée, la ministre de l’Education exprimait le vœu de voir les grèves carrément interdites dans son secteur pour, dit-elle, assurer la continuité du service public.
N. I.

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