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Industrie pharmaceutique 27 médicaments biosimilaires introduits sur le marché

Publié par Salima Akkouche
le 16.10.2021 , 11h00
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Le ministère de l’Industrie pharmaceutique a validé pas moins de vingt-sept produits pharmaceutiques biosimilaires. La Pharmacie centrale des hôpitaux s’apprête à lancer son appel d’offres d’ici le 20 octobre prochain. Selon le département de Lotfi Benbahmed, ces médicaments qui coûtent 30% moins cher que les produits princeps vont permettre de faire baisser la facture d’importation de 87 millions de dollars cette année.
Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Bloqués, depuis 2015, dans les tiroirs du ministère de la Santé, les dossiers d’enregistrement des médicaments biosimilaires sont enfin traités par les comités d’experts cliniciens installés par le ministère de l’Industrie pharmaceutique en avril dernier et enregistrés par l’ANPP.
En effet, le département de Lotfi Benbahmed a récupéré plus de 2 500 dossiers d’enregistrement auprès de son homologue de la santé, qu'il a débloqués. À ce jour, 1 350 dossiers ont été traités par le comité économique intersectoriel des médicaments, dont 1 040 produits de fabrication locale et plus de 300 produits de l’importation. Ainsi, 27 médicaments biosimilaires ont été enregistrés à ce jour, a déclaré le Dr Kessal Réda, directeur de la veille stratégique au ministère de l’Industrie pharmaceutique et président du comité économique intersectoriel des médicaments, qui est intervenu en marge de la deuxième journée thématique de la Fédération nationale de pharmacie, (FAP), consacrée à la nouvelle réglementation du secteur pharmaceutique.  
La Pharmacie centrale des hôpitaux, ajoute notre interlocuteur, va lancer ses avis d'appels d’offres d’ici le 20 octobre prochain pour l'acquisition de ces médicaments. Lesquels, explique le docteur Kessal, concernent quatre pathologies dont l’oncologie, l'hématologie, les maladies rhumatismales et inflammatoires. 
Ces biosimilaires, qui coûtent 30%, voire 40% moins cher que les molécules mères, vont permettre à l’Algérie d’économiser au moins 87 millions de dollars durant cette année. Par ailleurs, le docteur Kessal a déclaré que depuis décembre 2020, une nouvelle réglementation de fixation des prix a été mise en place par le comité intersectoriel économique des médicaments. 
Ce comité regroupe 5 ministères et siège deux fois par semaine pour accélérer l’enregistrement des produits et rattraper le retard. De ce fait, le président du comité économique intersectoriel des médicaments a expliqué qu’actuellement, l’Algérie peut benchmarker avec 10 pays (ce sont des pays comparateurs des prix au niveau régional et international). Deux pays, l’Arabie Saoudite et la Jordanie, ont été ajoutés à l’ancienne liste. Les opérateurs sont également tenus d’assurer un taux d’intégration de 30%. 
Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, qui a présidé cette journée, est, par ailleurs, revenu sur les nombreux textes d’application mis en place depuis la création de son département. Une politique qui a fini par payer, selon lui, puisque cela a permis une baisse considérable de la facture d’importation et l’encouragement de la production nationale qui va se lancer bientôt dans la fabrication des produits d’oncologie et d’insuline.
Benbahmed a rappelé qu’après la réactivation de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques, un comité d’expert cliniciens a été installé en avril dernier. Ce qui a permis, dit-il, l’accélération de l’enregistrement des nouveaux médicaments. Le docteur Benbahmed, qui a annoncé l’installation d’un comité des médicaments essentiels la semaine prochaine, a également rappelé la mise en place d’un nouveau cahier des charges à l’importation. « Son objectif est de réguler le marché du médicament, car nous n’allons plus importer ce qui est fabriqué localement », a averti le premier responsable du secteur. 
Ce dernier a aussi annoncé l’installation de l’observatoire national de veille qui réunit pour la première fois toute la chaîne qui intervient dans le médicament, ainsi que les prescripteurs. Son rôle sera d’anticiper les ruptures de médicaments. 
Une première aussi, le département de l’industrie pharmaceutique, qui a défendu le projet de création d’une faculté de pharmacie, a vu son objectif aboutir après l’accord du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. « Nous voulons mettre en place une politique pharmaceutique cohérente », a déclaré Lotfi Benbahmed.
S. A.

 

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