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Accueil triomphal dans les Aurès Benflis fait carton plein à Batna et Khenchela

Publié par Mohamed Kebci
le 08.12.2019 , 11h00
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Photo : Samir Sid

De notre envoyé spécial à Batna et à Khenchela, Mohamed Kebci

Comme c'était prévisible, les meetings animés, hier samedi, lors de l'avant-dernier jour de la campagne électorale pour l’élection présidentielle du 12 décembre prochain par Ali Benflis, étaient, de loin, les plus réussis en termes de mobilisation populaire qu'il a suscitée depuis l'entame de ce périple électoral.
Il est vrai que le président du parti des Avant-gardes des libertés évoluait, à l'occasion, «à domicile», Batna et Khenchela, comme pour emprunter l'expression au jargon journalistique sportif, mais au vu du contexte du déroulement de ce scrutin, le candidat aura réussi une belle prouesse. Et pour cause, la salle omnisports du complexe sportif de la capitale des Aurès était pleine comme un œuf, très tôt, hier. Il fallait jouer des coudes pour pouvoir dénicher une place ou simplement pour se mouvoir, ce qui a fait que nombre de citoyens entaient contraints de suivre «mmis n tmurt», l'enfant du bled, de l'extérieur de l'édifice. Ce que nous devinions déjà le long du trajet de 32 kilomètres nous menant de l'aéroport Mustapha-Benboulaïd à la ville de Batna, puisque les portraits de Benflis sont omniprésents, collés par-ci sur des panneaux de signalisation routière, et par-là à même des murs et autres abribus.
Une ambiance de joie et de communion qui n'a pas été pour déplaire à Benflis, bien au contraire puisque le candidat a, dès l'entame de son allocution, tenu à en prendre acte et à exprimer sa reconnaissance à l'assistance mixte, dont beaucoup de jeunes mais également des vieux et des gens d'un certain âge.
Dans son intervention de près d'une heure, Benflis rappelait, de prime abord, la prise en otage des informations sur la situation de la République par des forces extra-constitutionnelles. Et de saluer, dans la foulée, le formidable soulèvement populaire du 22 février dernier qui a eu raison de la bande, non sans prendre acte du rôle de l'Armée nationale populaire, Commandement, officiers, sous-officiers et soldats, et les divers corps de sécurité dans l'accompagnement de cette révolution pacifique, que ce soit lors des grandioses manifestations ou dans le dégagement de ces forces extraconstitutionnelles, sauvent ainsi l'Etat national de l'effondrement.
Et de prendre à témoin l'assistance pour n'avoir jamais provoqué une quelconque honte au pays chaoui qu'il a dû quitter comme nombre de citoyens pour des raisons professionnelles. Et le voilà de retour parmi les siens, comme ce fut le cas en 2004 et en 2014 pour décliner et expliquer ce qu'il qualifie de mandat présidentiel d'urgence nationale pour remettre le pays sur les rails.
Une nouvelle Assemblée populaire nationale élue démocratiquement et dont sera issu un gouvernement avec un rôle accru pour l'opposition qui pourra devenir un jour la majorité et vice-versa, selon le sacré principe de l'alternance pacifique au pouvoir.
Quant à l'ordonnance qu'il a prescrite pour la crise économique, le candidat s'engagera à mettre fin au clientélisme et aux passe-droits dans le bénéfice de projets et autres crédits. Autres promesses de Benflis, une économie de marché sociale qui ne laissera pas en marge de larges pans de la société qui a perdu sa couche moyenne et la libre initiative. Sur le plan social, le président du parti des Avant-gardes des libertés préconisera l'ouverture de plusieurs dossiers, citant celui des travailleurs et fonctionnaires percevant juste le SNMG (salaire national minimum garanti), celui des jeunes recrutés dans le cadre du pré-emploi ou encore celui des femmes au foyer auxquelles il s'engagera à concéder une pension à la mesure de la noble mission d'éducation des générations, ou encore les dossiers des Patriotes, des Groupes de légitime défense, les gardes communaux et les retraités de l'armée. Et pas que cet engagement, puisque Benflis promettra d'abolir la loi qu'il qualifie de discriminatoire, celle limitant les droits des binationaux à l'accès aux plus hautes fonctions de l'Etat. Ceci, expliquera-t-il, pour une meilleure cohésion de la collectivité nationale où qu'elle soit, ici dans le pays ou partout à travers le monde.
Affirmant être porteur d'un message d'espoir, le candidat Benflis rassurera quant à sa conviction que la prochaine élection présidentielle apportera du nouveau pour le pays, invitant son auditoire à se départir de la culture destructrice de l'invective et de l'insulte. Benflis ne manquera pas, par ailleurs, de réagir à cette affaire d'arrestation, jeudi dernier, par les services de sécurité d'un membre de l'équipe technique du son, en charge de la couverture de ses meetings pour intelligence avec une puissance étrangère. «A ceux qui me visent, je dirai que je suis un nationaliste. Ces affaires ne m'intéressent pas. Ma seule obsession, voir mon pays réussir à sortir de la crise, ce pourquoi je travaille, dira-t-il. L'intérêt de mon pays guide mon action», ajoutera-t-il. S'adressant aux jeunes, nombreux parmi l'auditoire, Benflis dira qu'ils constituent le présent du pays, s'engageant à consacrer un dossier à part à cette frange importante de la société.
«Je ne viens pas en apprenti de choses que je ne connais pas mais en candidat porteur d'un projet d'espoir pour le pays.» Il faut noter que la même ambiance festive a été de mise dans l'autre wilaya du pays chaoui, Khenchela, à telle enseigne que Benflis a été contraint de s'adresser en fin de journée à ses partisans à partir du balcon d'une habitation située en face de la Maison de la culture Ali-Souaïhi, dont la salle de spectacles ne pouvait contenir le flux de citoyens venus à sa rencontre.
Une prise de parole lors de laquelle le candidat a décliné, une fois de plus, les axes majeurs de son programme. Dont la triple modernisation politique, économique et sociale. Il est à noter que son dernier meeting électoral, Benflis a préféré l'animer, aujourd'hui dimanche, en début d'après-midi, à la Coupole du complexe olympique Mohamed-Boudiaf de la capitale, Alger.
M. K.

 

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