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CORONAVIRUS Gardons le moral !

Publié par Maâmar Farah
le 24.03.2020 , 11h00
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Photo : Samir Sid

S'il y a des raisons de s'inquiéter de ce que l'avenir immédiat nous réserve, il faut toutefois éviter d'alarmer davantage la population car nous avons atteint un pic effrayant, non pas dans les bilans du coronavirus, mais dans la manière absolument terrifiante et terrorisante de traiter l'actualité de cette épidémie.
L'une des questions épineuses qui n'a pas d'explication satisfaisante pour le moment est celle du fort taux de létalité enregistré chez nous. Le nombre de morts est trop élevé par rapport à celui des personnes infectées et ne correspond pas aux normes internationales. Il y a deux pistes possibles : soit que l'on est loin du véritable nombre de malades testés positifs, soit qu'une partie des décès a été attribuée par erreur au coronavirus. Il faut tout de suite évacuer cette dernière explication car les médecins savent ce qu'ils font. Reste la première piste : nous sommes loin du compte ! Il y a certainement une sous-évaluation des cas suspects et cela tient aux faiblesses des moyens mis en place pour tester les malades. Un seul laboratoire, celui de l'Institut Pasteur — qui va certes être multiplié par trois avec des antennes à Oran et Constantine — ne suffit pas à contrôler rapidement, ne serait-ce que les personnes présentant des signes de la maladie.
Les pays qui ont réussi à endiguer le fléau sont justement ceux qui ont fait le maximum de tests, même sur des citoyens ne présentant aucun symptôme du coronavirus.
Il se pourrait donc que le nombre de cas affectés par le virus soit beaucoup plus important que celui annoncé.
Un taux de létalité identique à celui de... l'Italie. Aïe !
L'OMS vient de donner un début d'explication au surnombre de morts en Italie. Il s'agirait justement de la faiblesse des tests, ce qui s'est traduit par une sous-évaluation du nombre réel de personnes affectées. Le taux de létalité enregistré dans la péninsule est très important : il est de 10% environ (59 138 cas, 5 476 morts). Ce taux ressemble étrangement à celui de l'Algérie ! Il nous faut en urgence multiplier le nombre des tests sur les personnes malades et les autres ! Mais, d'un autre côté, des scientifiques pas du tout complotistes expliquent le fort taux de décès dans le nord de l'Italie par la présence d'un nombre important de personnes âgées et aussi parce que le nord de l'Italie a été la région où l'on pratique le plus de... vaccinations par rapport au Sud.
On prendra ces explications comme on veut mais, en ce qui nous concerne, nous devons éviter le catastrophisme et, tout en observant les mesures connues et répétées à longueur de journée par les radios et les télés, tenter de garder le moral et de nous dire qu'il y a d'autres calamités, d'autres affections qui tuent plus que cette maudite maladie. Après tout, il n'y a aucune comparaison possible avec les chiffres qui nous viennent du Nord. Mais, nous disent les pessimistes, ça viendra ! Et nous, les optimistes, leur répondons : «Non, ça ne viendra pas ! Et même si cette vague arrive, nous nous en sortirons plutôt bien !»
Garder le moral, voir la vie du bon côté, ne pas hésiter à prendre un peu d'air frais et du soleil quand il y en a, manger des fruits et légumes à satiété et pratiquer le sport ou la marche, il n'y a pas mieux pour se présenter avec les meilleures armes de défense au cas où...
Maâmar Farah

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