Voir Tous
Rubrique
Actualités

Les dons se raréfient, les nécessiteux en hausse La crise frappe les actions caritatives

Publié par Nawal Imès
le 07.04.2021 , 11h00
976 lectures
©SIDALI/ New press

Les associations caritatives, habituées à organiser des actions de solidarité durant le mois de Ramadhan font face au double défi de la raréfaction des dons et celui de l’augmentation des personnes demandeuses d’aide. Les gros comme les petits donateurs ne sont plus aussi nombreux et donnent moins. La liste des personnes nécessiteuses s’est, quant à elle, allongée avec les retombées désastreuses de la crise sanitaire.
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Les associations caritatives s’y préparaient depuis des mois déjà, pour pouvoir répondre aux besoins des familles en attente d’aides. Cette année, leur tâche s’est avérée un peu plus compliquée que les années précédentes. Elles sont nombreuses à avoir éprouvé des difficultés à collecter les dons. Et pour cause : la crise sanitaire a eu un impact dévastateur sur plusieurs secteurs d’activité, réduisant à néant des filières entières et mettant au chômage des catégories déjà pas très favorisées.
Une année après le début de la pandémie, le bilan n’a pas encore été dressé mais les premiers indicateurs font état de la perte de pas moins d’un million d’emplois.
L’Association générale des entrepreneurs algériens annonce que pas moins de 150 000 emplois avaient été perdus dans le secteur du bâtiment et des travaux publics et que 80% des 1 700 entreprises adhérentes à l’AGEA avaient mis la clé sous le paillasson. Mais ce n’est pas le seul secteur qui est en crise : celui du tourisme, du transport mais également les services en général sont fortement impactés par les conséquences de la pandémie de Covid-19.
Des milliers d’emplois ont été perdus, certains de manière définitive. Les travailleurs journaliers sont venus s’ajouter à la liste des personnes désormais nécessitant une aide. Les associations caritatives l’ont bien ressenti. Madame Henni, secrétaire générale de l’association Winelka, affirme qu’au niveau de son association, les demandes d’aide ont sensiblement augmenté. « Si on ouvrait la porte à toutes les requêtes, nous serions très vite submergés », assure-t-elle, expliquant que l’association recevait de plus en plus de demandes d’aide pour l’opération du Ramadhan consistant à fournir un panier d’une valeur de cinq mille dinars. Madame Henni explique la baisse de la cadence des dons par la conjoncture actuelle, estimant qu’« au départ de la pandémie, les gens ont beaucoup aidé, ils ont beaucoup donné mais comme la pandémie a duré, le pouvoir d’achat baisse, les gens ont perdu leurs emplois, les dons baissent mais il y a encore des gens qui essayent toujours de nous aider du mieux qu’ils peuvent ». Même constat du côté de l’association Piété et Bienfaisance. Rabhi Fewzi estime que « les gens sont tout de même réceptifs, parfois avec moins de fougue que d’habitude. Les gens qui avaient l’habitude, par exemple, de donner 100 000 dinars donnent 40 000 ou 30 000 dinars en fonction de leurs moyens». Comment procède l’association pour maintenir ses actions malgré la conjoncture ? « Nous avons une armée de guerriers et de guerrières qui font de leur mieux pour mieux sensibiliser. C’est un petit peu moins facile que les années dernières mais il y a déjà plus de 600 familles d’acquises, c’est déjà une grande victoire malgré les difficultés», explique Rabhi Fewzi.
En effet, quasiment toutes les associations caritatives se sont tournées vers les donateurs particuliers pour pallier le déficit engendré par la baisse des dons habituellement effectués par des entreprises engagées dans des actions de solidarité. Sur les réseaux sociaux, les appels aux dons se multiplient afin de répondre aux attentes des familles dans le besoin.
Les associations sont ainsi passées à l’offensive. Beaucoup d’entre elles ont également installé des couffins pour récolter des dons au niveau des grandes surfaces commerciales. Elles ont fait le pari de ne pas baisser les bras en dépit d’une conjoncture économique et sociale des plus difficiles.
N. I.

CHRONIQUE
DU JOUR

Les + populaires de la semaine
1

Actualités 11:00 | 11-04-2021

Algérie-France
Les dessous d’un report provoqué

C’était contre toute attente que le Premier ministre français, Jean Castex, annonçait, jeudi dans la soirée, « le report » de la visite qu’il devait effectuer aujourd’hui, dimanche, à Alger. Un « report » d’autant plus surprenant qu’il s’agit

2

Pousse avec eux 11:00 | 10-04-2021

DRS ou machi CIA !

Wallah que des fois, nous nous compliquons la vie avec des débats tortueux et surtout qui provoquent