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Présidentielle 2019 Le communiqué déroutant de la coalition

Publié par Kamel Amarni
le 10.12.2018 , 11h00
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L’instance de coordination de la coalition présidentielle, que composent les quatre partis que sont le Front de libération nationale, le Rassemblement national démocratique, le Mouvement populaire algérien et le parti TAJ, a tenu, hier, au siège du RND à Alger, sa deuxième réunion depuis la création de cette entité, début novembre dernier. Pour rappel, cette coalition était constituée «en prévision de la prochaine élection présidentielle», comme précisé dans le communiqué sanctionnant la rencontre constitutive, au sommet, d’il y a deux mois.
Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - A l’issue de la rencontre de ce dimanche, la coalition des quatre partis a réaffirmé, dans un communiqué final, son «engagement à concrétiser les objectifs de la coalition présidentielle et de travailler ensemble, en vue de soutenir Son Excellence le Président de la République, le moudjahid Abdelaziz Bouteflika, et d’accompagner son programme, pour accomplir et approfondir le processus de réformes et de développement».
A seulement quatre mois de la fin du quatrième mandat de Bouteflika, il est évident que les rédacteurs du communiqué parlent de « l’au-delà» de cette échéance d’avril 2019. Exactement comme le faisait le concerné lui-même, dans son dernier message adressé à l’occasion de la réunion gouvernement-walis du 28 novembre dernier.
Les partis de la coalition tenaient, d’ailleurs, à affirmer leur engament «à s’en tenir aux instructions de Son Excellence le Président de la République contenues dans son message référence, à l’occasion de la rencontre gouvernement-walis, et ce qu’il contient comme diagnostic précis et comme orientations ainsi que de la forte volonté exprimée à l’occasion de préserver et de défendre les réalisations accomplies sous sa conduite (…)».
Dans ce même communiqué, la coalition des quatre partis fera même sienne une phrase clé contenue dans ce même message de Bouteflika. A savoir : «Les défis présents (pour le pays) et à venir ne se résument pas en une succession de personnes ou de responsables.»
Dans ce même message, Bouteflika parlait ouvertement, pour rappel, de ses projets d’avenir pour le pays.
Autrement dit, il n’est pas du tout, mais alors nullement question qu’il quitte le pouvoir dans quatre mois. Cependant qu’il reste tout de même curieux que le communiqué des partis de la coalition n’évoque, à aucun moment, le rendez-vous politique le plus important qui attend le pays, la présidentielle, objet même, pourtant, de sa création il y a de cela deux mois, au palais du Gouvernement. C’est d’autant plus énigmatique que, dans ce même communiqué, on lit que «les partis de la coalition sont prêts à examiner toutes les propositions ou suggestions politiques dont l’objectif est l’approfondissement et la poursuite du processus de réformes politiques initiées par Son Excellence le Président de la République, ainsi que le renouveau du projet économique pour le pays et qui vise à préserver et à consolider la stabilité et le développement connus par l’Algérie durant les deux dernières décennies».
Or, qu’avons-nous comme propositions du genre sur la scène politique ? Uniquement deux : l’une, celle du MSP de Abderrezak Makri, proposant un report d’une année de l’élection présidentielle, et l’autre, celle de TAJ de Amar Ghoul proposant «une conférence nationale, sous le haut patronage du président de la République» sans de plus amples précisions. Alors, report ou annulation de la présidentielle ? C’est, en tout cas, ce que suggèrent ces deux «propositions».
Seule constante entre toutes ces propositions et positions, «la poursuite et l’approfondissement du processus de réformes sous la conduite de Son Excellence le Président Abdelaziz Bouteflika» pour paraphraser le communiqué de la coalition.
Un communiqué qui, au final, est d’une ambiguïté déroutante. Cela, en attendant la réunion au sommet de cette même coalition qui regroupera les chefs de partis qui sont Ahmed Ouyahia, Moad Bouchareb, Amara Benyounès et Amar Ghoul.
A rappeler qu’il y a quelques semaines, Ahmed Ouyahia affirmait qu’«il n’y aura pas de report de l’élection présidentielle qui aura lieu dans les délais, en avril 2019».
K. A.

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