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Investissement dans le domaine agricole Les ambitions de Hemdani

Publié par Massiva Zehraoui
le 13.10.2021 , 11h00
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©Samir Sid

Défendant l’approche qui implique la promotion des investissements structurants et du développement des filières stratégiques céréalière, sucrière, oléagineuse et fourragère, le ministre de l’Agriculture, Abdelhamid Hemdani, a assuré qu’un dispositif de facilitation et d’accompagnement est installé dans l’optique d’encourager les investisseurs et les opérateurs économiques à réaliser des projets dans le domaine agricole. Pour cela, il insiste, néanmoins, sur la nécessité de lever les restrictions bureaucratiques qui dissuadent toute démarche évoluant dans ce sens. 
Massiva Zehraoui - Alger (Le Soir) - Abdelhamid Hemdani, qui présidait, hier, une rencontre sur l’investissement à l’hôtel El Aurassi, en présence des membres du gouvernement, a rappelé que des dispositifs de facilitation et d'accompagnement ont été mis en place par les différents secteurs, afin d’informer les investisseurs sur le potentiel existant dans les Hauts-Plateaux et les régions du Sud. Il a, dans ce contexte, souligné que « la mise en œuvre des programmes de la feuille de route du secteur de l’agriculture 2020-2021 » ne doit plus tarder. 
Abdelhamid Hemdani rappelle que l’agriculture  tient une place «particulière » dans l’équation économique. « Le secteur contribue à hauteur de 12% au produit intérieur brut (PIB) », a-t-il signalé. 
Il précise, en outre, que l’agriculture a permis la croissance de la main-d’œuvre. Abdelhamid Hemdani relève que la production agricole est aujourd’hui de l’ordre de 25 milliards de dollars. Dressant un bilan positif du développement de son secteur, Abdelhamid Hemdani va jusqu’à affirmer qu’en termes de sécurité alimentaire, l’Algérie est classée en zone bleue, sur la liste des pays qui connaissent une stabilité en la matière. Elle est ainsi, d’après lui, « au même rang que les pays européens et les États-Unis ». Étayant ses propos, il argumente que les programmes appliqués dans le secteur ont réussi à « réduire la facture d’importation de 435 millions de dollars ». Le même département  ambitionne à la diminuer de deux milliards de dollars en 2024, a-t-il ajouté. 
Le responsable du secteur a, par ailleurs, appelé les walis qui étaient présents à cette rencontre à soutenir et à accompagner les investisseurs sur le plan local. « Les walis doivent offrir à tous les investisseurs les avantages accordés par les pouvoirs publics, leur permettant de concrétiser tous les objectifs inhérents au domaine agricole », a-t-il insisté. 
Abdelhamid Hemdani a rappelé que l'Office de développement de l'agriculture en terres sahariennes (Odas) a reçu, via la plateforme numérique dédiée aux investisseurs, un certain nombre de demandes d'investissement. Ces projets doivent maintenant rentrer dans le champ d’action. 
Lors de cette manifestation organisée sous le thème « Pour un investissement attractif et durable », des attestations d’éligibilité ont été remises  à des investisseurs potentiels ayant souscrit à des projets dans le cadre de l’Odas. Elle a également été couronnée par la contractualisation entre les partenaires publics et privés, pour les investissements dans les domaines de la production et de la transformation des filières dites stratégiques. 
Cette rencontre a été l’occasion pour les investisseurs potentiels, les confédérations patronales et les walis de  quelques wilayas du Sud, d’évaluer les dispositifs de facilitation pour la promotion de l’investissement structurant dans les filières industrielles notamment. Et ce, afin d’augmenter la production et la productivité dans le but de renforcer la sécurité alimentaire du pays. 
M. Z.

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