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Marché noir de la devise de Port-Saïd à Alger Les prémices de la flambée

Publié par Abdelhalim Benyellès
le 21.11.2021 , 11h00
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Si la place du change des devises au noir de Port-Saïd à Alger a connu un passage à vide qui a fait que les cambistes ont chômé depuis la fermeture des frontières terrestres et aériennes en mars 2020, avec la réouverture des vols internationaux, le marché a certes repris de l’animation, mais pas celle d’antan en raison du manque d’approvisionnement. Mais avec l’arrivée des premières vagues des émigrés, beaucoup de choses ont changé ces derniers jours.
Abdelhalim Benyellès - Alger (Le Soir) - Tout donne à croire que le marché parallèle des devises à Alger est en train de retrouver ses marques. En témoigne la montée de la valeur de la monnaie unique européenne et du dollar américain. Ahmed, un ancien cambiste de la place, témoigne qu’une nette reprise de l’activité de change des devises est observée ces derniers jours. « C’est maintenant que nous pouvons nous prononcer sur le retour à la normale de l’activité du change des devises », affirme ce cambiste, rencontré jeudi sur la place de Port-Saïd, place des Martyrs, à Alger. Selon lui, le retour des émigrés ces derniers jours est synonyme de bonnes affaires.
Certes, au départ, la réouverture des vols internationaux a été accueillie avec soulagement par les cambistes qui ont chômé durant de longs mois, explique-t-il, mais avec le lancement des lignes maritimes, les choses ont beaucoup changé, notamment cette semaine. Il est vrai que le premier voyage du nouveau navire Badji Mokhtar 3 en direction de Marseille a été accueilli comme une bouffée d’oxygène par les cambistes. « C’est avec un grand soulagement que nous avons accueilli la nouvelle du premier voyage maritime du nouveau navire, avec l’arrivée en nombre de nos émigrés », témoigne-t-on.
Autant dire que la situation qui a marqué les jours précédents le marché par le manque de la demande et le manque d’approvisionnement en devises a beaucoup changé maintenant. C’est du moins ce qui a été constaté ce week-end. L’activité des cambistes de la place de change au noir de la monnaie étrangère à Alger reprend du rythme, à l’image de la montée subite du taux de change.
En effet, la monnaie unique européenne qui s’échangeait il y a quelques jours au prix de 21 700 DA à la vente, et de 21 500 DA à l’achat contre 100 DA, s’échange désormais contre 218,50 dinars à la vente et 216,50 dinars à l’achat. La monnaie américaine, qui était fixée à 178 DA à l’achat, contre 181 DA à la vente pour un dollar, s’échange à 1 dollar contre 192 dinars à la vente et 190 à l’achat. Ce qui est expliqué par les connaisseurs comme étant le début d’une flambée de la monnaie étrangère.
Le ratage de la rentrée sociale va être vite rattrapé dans les prochains jours, explique un cambiste au fait du marché noir de la devise et un habitué des bonnes affaires, connu comme étant un marchand qui traite avec les importateurs. « Je traite au téléphone avec la clientèle pour les grosses sommes, et je commence déjà à préparer mes premières commandes », explique Samir, la cinquantaine, qui exerce ce métier durant plusieurs années sur la place Port-Saïd à Alger.
La livre sterling est l’autre monnaie considérée parmi les plus demandées, dont la valeur est en hausse, elle aussi, puisqu’un seul pound est cédé sur le marché noir contre 248 DA à la vente et 245 DA à l’achat. Tout comme d’ailleurs le dollar canadien qui est cédé à 140 dinars à l’achat et contre 143 DA à la vente contre 100 dinars. Un cambiste questionné sur la situation qui prévaut actuellement sur le marché de change dira que le marché de change a beaucoup changé, la demande commence à affluer au même titre que la disponibilité des billets de banque, et de ce fait, la place de Port-Saïd commence à retrouver ses marques.
Son compère adossé contre une automobile stationnée, une liasse de billets à la main, témoigne qu’il vient de reprendre du service ces tout derniers jours.
Il estime, pour sa part, que du moment que l’Euro a grimpé au bout de quelques jours seulement, on peut parler d’une flambée de la devise qui est à ses premiers pas.
A. B.

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