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RENCONTRE GOUVERNEMENT-WALIS Tebboune rassure les responsables locaux

Publié par Mohamed Kebci
le 26.09.2021 , 11h00
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Photo archive ©Samir Sid

Le président de la République a tenu à rassurer les cadres gestionnaires, notamment les walis et les walis délégués quant à leur protection par un arsenal législatif et réglementaire à même de leur permettre d’accomplir leurs missions, loin de toute crainte de poursuites judiciaires.

M. Kebci - Alger (Le Soir)- Abdelmadjid Tebboune qui intervenait, hier samedi, à l’ouverture de la rencontre gouvernement-walis, a longuement insisté sur l’impérative protection des cadres gestionnaires, dont les walis et les walis délégués à l’effet de leur permettre d’accomplir leurs missions dans les meilleures conditions possibles. Il a exhorté ces derniers à se départir du «spectre de la peur» qui les hante, leur affirmant qu’ils sont protégés par la «force de la loi».
Et au chef de l’État de rappeler, dans ce sillage, sa dernière instruction invitant les autorités chargées d’enquêter auprès des responsables locaux concernant d’éventuelles erreurs de gestion ou mauvaises appréciations à avoir l’aval préalable du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales afin d’entamer les instructions. Une instruction qui dépénalise  l’acte de gestion pour favoriser le climat général des affaires et l’investissement. 
Pour Tebboune, «il n’y aura plus  d’instruction sur la base de simples lettres anonymes» qu’il qualifiera «d’arme à double tranchant», invitant, dans la foulée, «ceux qui ont des scandales à éventer à solliciter les journaux et les chaînes de télévision».
Plus que cela, les enquêtes concernant les responsables locaux seront «menées à un niveau central avec, au préalable, l’autorisation de la tutelle», a-t-il ajouté, ne trouvant pas de mal qu’un wali signe pour un investisseur, non sans inviter les chefs des exécutifs de wilaya qui doivent être les «locomotives» pour booster les investissements  à se départir de cet «excès de peur» qui les freine.
Si le wali ne rencontre pas les investisseurs, qui va le faire ?, s’est interrogé encore le chef de l’État, citant les «intermédiaires qui sont nombreux à pointer le nez et à se prévaloir de relations solides avec de hauts responsables dont notamment le président de la République.

Une loi pour criminaliser la spéculation
Évoquant la cherté des divers produits de consommation, notamment ceux de toute première nécessité, le président de la République a invité le ministère de tutelle, soit celui du Commerce, à trouver des solutions  à cette situation qui ne peut durer.  Ceci non sans inviter à «criminaliser» la spéculation sur ces prix, s’interrogeant sur le fait qu’il y a trop d’intermédiaires et d’intrus entre le producteur et le consommateur. «Cessez de parasiter la vie du citoyen», a encore soutenu le chef de l’État à l’endroit de ces spéculateurs sans foi ni loi.
Et de pointer du doigt les cercles qui ont provoqué la crise de la semoule et celle des liquidités, qui veulent récidiver en tentant de provoquer une autre crise, celle de la farine.    
Annonçant l’entrée en vigueur, l’année prochaine, de l’allocation-chômage, ce qui fait de l’Algérie le «premier pays de sa taille» à adopter cette mesure «courageuse» à l’effet de «sauvegarder la dignité de notre jeunesse dans l’attente d’un poste d’emploi», le chef de l’État a réitéré l’attachement des pouvoirs publics au caractère social de l’État. «Rien ne changera», a-t-il dit, estimant «difficiles les disparités sociales qui sont sources de problèmes pour la cohésion nationale». Il s‘agira, a-t-il encore précisé, comme pour rassurer, «non pas de priver les riches mais de donner plus aux pauvres».
Le Président pour qui la base de l’économie est la production locale avec des importations qui ne deviendraient qu’un appoint et un complément, a invité les walis à accompagner les potentiels investisseurs qui ont besoin de la protection de l’État, qui en ont besoin également pour la création d’emplois et des richesses pour le pays.
«Il s’agit, pour nous, de faire tout notre possible pour rattraper le retard induit par la crise sanitaire due à la pandémie du Covid-19 pour relancer notre développement.» Et d’affirmer que c’est pour la première fois depuis vingt ans, que la balance des paiements est équilibrée avec, en sus, 1,8 milliard de dollars d’exportations hors hydrocarbures avec la perspective d’atteindre les 4 milliards de dollars d’ici la fin de l’année en cours
Évoquant les prochaines élections locales anticipées, le président de la République a soutenu que la construction de l’édifice institutionnel de la nouvelle Algérie sera achevée d’ici la fin de l’année avec l’installation de la Cour constitutionnelle, du Conseil supérieur de la jeunesse et l’Observatoire nationale de la société civile.

«Catastrophe» évitée le 12 juin dernier
Et de signifier, dans ce qui s’apparente à une réponse aux partis qui ont récemment sollicité des mesures de facilitation en matière de candidatures, que le pays a évité une «catastrophe» lors des élections législatives anticipées du 12 juin écoulé quand pas moins de 750 membres de la «bande» se sont portés candidats à la députation. Dont, a encore précisé le chef de l’État, 500 issus de deux partis seulement.
Et d’inviter les walis à «plus de vigilance» à l’occasion de ces élections locales à l’effet de contrer la candidature des membres de la «bande».

Programmes de «rattrapage» pour une quinzaine de wilayas
Évoquant les disparités entre les diverses régions du pays, le président de la République a invité le gouvernement à élaborer des «programmes de rattrapage» pour une quinzaine de wilayas du pays. À commencer,  a-t-il dit, par Khenchela où le tout premier conseil du gouvernement en dehors de la capitale se tiendra à l’occasion du lancement de ce plan. Tissemsilt, Djelfa, Laghouat ou encore El Bayadh et Naâma. Ceci non sans annoncer le projet d’un autre découpage administratif, notamment au niveau du Sud et des Hauts-Plateaux à l’occasion duquel des daïras seront promues en wilayas déléguées.  
En ce qui concerne la crise sanitaire induite par la pandémie de Covid-19, le chef de l’État a affirmé que la vaccination reste la solution, estimant qu’avec plus des deux tiers de la population vaccinés, le pays sera en sécurité.
Rappelant la production, le 29 du mois courant, du premier vaccin algérien anti-Covid-19, Tebboune a qualifié ce pas d’«évolution», estimant que «nous voulons être la locomotive et pas le wagon».
Et de déclarer que le pays a une capacité de production de l’oxygène de 500 000 litres par jour, invitant à se doter de moyens spécialisés pour le transport de ce produit.
Ce conclave des walis avec le gouvernement  se poursuit, aujourd’hui dimanche, avec des ateliers dédiés à maintes thématiques comme  l’évaluation de l’état d’application des instructions données par le président de la République durant la précédente rencontre, l’examen des voies et moyens de relancer une nouvelle dynamique dans le processus du développement local notamment les axes liés à l’adaptation des programmes du développement local et ceux du développement régional équilibré.
M. K.

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