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FINANCES DE SONATRACH Tous les feux sont au vert

Publié par A. Maktour
le 14.09.2021 , 11h00
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Sonatrach s’est bien remise de ses déboires et, désormais, regarde droit devant, avec de nouvelles perspectives, un programme d’investissements et une nouvelle stratégie. C’est le message qu’a voulu transmettre le P-dg Toufik Hakkar, lors de son passage dans les studios de la première chaîne de la Radio nationale, hier.
En temps d’opulence comme en temps de vaches maigres, Sonatrach focalisera toujours l’attention, tant l’économie algérienne dépend en grande partie de la bonne santé de sa première source de revenus. En effet, au même moment où le chef du gouvernement et ministre des Finances s’employait à expliquer devant les députés que son plan de travail s’appuiera, entre autres grands axes, sur la poursuite des investissements dans le secteur des hydrocarbures qui passeront d’un peu plus de 7 milliards de dollars présentement à près de 10 milliards de dollars d’ici deux ans, Toufik Hakkar, le patron de Sonatrach, s’appliquait, lui, à faire part des vertus de la stratégie mise en place jusqu’en 2025. Stratégie avec comme point nodal le renouvellement des réserves des hydrocarbures dont regorge le sous-sol algérien, et ce, en boostant les activités d’exploration qui ont été réduites depuis plusieurs années, la Sonatrach s’étant engagée seule dans le volet pendant 15-16 ans, en y consacrant près de 17 milliards de dollars, ce à quoi il sera remédié grâce à la nouvelle loi sur les hydrocarbures qui, en raison de la pandémie, n’a pu faire ses preuves d’attractivité, bien que la totalité des textes d’application de ladite loi n’était pas encore prête.
Bien que la conjoncture ne fût pas facile, avec la pandémie, la compagnie nationale a réussi, selon son P-dg, à renouveler 120% de ses réserves dédiées à la consommation et à l’exportation. L’œuvre consiste également, selon M. Hakkar, à développer les vieux gisements pour maintenir leur niveau de production actuel afin de satisfaire les besoins de consommation locale, en évolution d’année en année, et d’honorer les contrats liant Sonatrach avec ses partenaires étrangers. Le redéploiement de la compagnie passe aussi par le développement des industries de la pétrochimie, ce qui se fait depuis près de deux ans maintenant, après que celles-ci aient été mises en veilleuse pendant près de vingt ans, selon le P-dg qui citera à ce titre, le projet en voie d’achèvement à Arzew pour le polypropylène avec une capacité de production de 550 000 tonnes par année, projet pour lequel interviendra le choix du partenaire associé dans sa réalisation avant la fin de cette année pour l’entame des travaux durant le premier trimestre de 2022. Le raffinage, notamment afin de développer la production de carburants, avec comme objectif la cessation définitive de l’importation, requiert l’attention des dirigeants de Sonatrach, tout autant que l’implication des entreprises locales dans les activités de la compagnie et ne plus recourir exclusivement à l’étranger comme cela se faisait jusqu’à il n’y a pas si longtemps. Sonatrach, somme toute, si l’on doit se fier aux propos de son patron, s’en tire plutôt bien après avoir traversé la difficile passe, à l’instar de toutes les compagnies pétrolières du monde, imposée par la crise sanitaire.
À la fin de cette année, selon les estimations avancées par Toufik Hakkar, il est attendu que Sonatrach engrange entre 30 et 33 milliards de dollars de recettes, selon l’évolution du marché mondial, après avoir perdu 40% de ses revenus durant l’année 2020 avant de parvenir à la fin de cette même année à l’équilibre des recettes et des dépenses et sortir ainsi de la zone rouge. Jusque-là, à la fin du premier semestre précisément, Sonatrach est «à l’aise sur le plan financier» avec l’amélioration des prix du pétrole intervenue grâce à l’action de l’Opep et l’Opep+, ce qui permet à la compagnie de voir d’un bon œil ses futurs investissements, en amont notamment, alors que pour les industries de transformation, Sonatrach fera recours aux banques, algériennes d’abord, auquel cas les banques étrangères seront sollicitées à la condition que les taux d’intérêts soient intéressants, entre 1 et 2%.
Pour ce qui concerne le gaz, Toufik Hakkar a affirmé que la compagnie n’a pas besoin de capacités autres que celles qui sont les siennes actuellement pour l’exportation, sauf peut-être pour le port de Skikda qui nécessite une extension pour la réception des gros tankers en provenance ou à destination des marchés asiatiques et sud-américains. À court terme, il est attendu, selon les propos du P-dg, que Sonatrach parvienne à parachever les discussions déjà engagées par des accords d'exploration et de production avec des partenaires étrangers, pour peu que le climat des affaires, et non pas le cadre réglementaire, le permette. Des visées qui en disent long sur l’état d’esprit qui règne de nouveau à Sonatrach, la compagnie qui s’est également fixée en objectif, l’entrée dans le monde de la production des énergies renouvelables, avec l’ambition de produire de l’hydrogène propre, mais sans que le P-dg s’aventure à donner un délai.
Azedine Maktour

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