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Constances

Des gynécos algériennes aux lieux-saints de l’Islam

Publié par Slimane Laouari
le 08.04.2021 , 11h00
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Il paraît que nos médecins, particulièrement les gynécologues, sont très convoitées par l’Arabie Saoudite. Précisons les choses tout de même, histoire de ne pas laisser traîner une confusion qui pourrait surprendre plus d’un : ce sont… Mesdames et seulement Mesdames les gynécos algériennes qui sont demandées dans le royaume wahhabite. On l’aura compris, nos toubibas des organes génitaux et des choses annexes ne sont pas recherchées parce que ce sont de bons médecins. Elles le sont par ailleurs mais quand les Saoudiens veulent employer des « compétences » ils savent où aller les chercher et les trouver ; c’est rarement chez leurs « frères du Maghreb »qui, en dépit de toutes les démonstrations, parfois exécutées avec un zèle écœurant, n’ont jamais pu séduire les « machayekhs » du Hidjaz pour qui ils ne sont ni assez arabes ni suffisamment musulmans pour mériter leur confiance et surtout leurs sollicitudes sonnantes et trébuchantes. Nos douces et brillantes gynécologues sont donc un choix par défaut. D’abord parce que les hommes y sont exclus. Personne n’imagine en effet un médecin algérien — ou d’une autre nationalité d’ailleurs — en train d’ausculter une femme saoudienne. Pour cette dernière, va qu’elle passe son permis de conduire et depuis peu piloter sa voiture mais se faire un toucher vaginal ou même un toucher tout court par un mâle relèverait de la folie furieuse. Ensuite parce que le « cahier des charges » en la matière a opéré une autre sélection, puisqu’il ne doit pas y avoir beaucoup d’Américaines, d’Anglaises de Françaises… qui serait enthousiasmées par un séjour professionnel au pays des mains coupées et de la lapidation. Quant aux gynécologues algériennes, il doit y avoir qui seraient capables d’y aller à pied. En premier lieu pour les évidentes raisons matérielles. On ne peut même pas imaginer la différence tellement est dérisoire leur rétribution dans leur pays. Ensuite parce que s’agissant de « séparation des sexes » dans le cas précis, elles ne seront pas vraiment… dépaysées. En dépit de la différence générale entre les deux Etats en matière de mode de vie, elles connaissent la musique dans leur secteur et plutôt bien que mal. Dans leur belle et grande Algérie, ça fait longtemps que les choses sont devenues « normales » : rares sont les femmes qui se font consulter par des médecins hommes et vice-versa. Tellement normal qu’on le précise dans les enseignes ! Pour la petite histoire, il paraît que la consommation d’alcool et de tabac, question importante dans toute consultation médicale, n’est plus posée… aux femmes, étant entendu que ça relève de l’évidence qu’une femme ne peut ni boire ni fumer ! Contre toute logique médicale, contre toute logique simplement, ce serait donc scandaleux d’oser la question. Pour l’autre « petite histoire », il paraît que l’Arabie Saoudite fait de… grands progrès en matière de liberté de la femme !
S. L.

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