Rubrique
Constances

Les quatre samedis

Publié par Slimane Laouari
le 30.11.2019 , 11h00
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La semaine a été pénible. C’est toujours ainsi quand l’Algérie vit des moments cruciaux où les enjeux sont tellement importants pour l’avenir immédiat du pays. S’y ajoutent alors des « débats » qui, s’ils ne sont pas totalement faux, sont tout de même de moindre importance.  Il en est ainsi de cette histoire d’ingérence étrangère qui soulève à chaque fois des passions, y compris quand l’heure est à d’autres préoccupations vitales que l’intervention d’autres parties ne peut pas vraiment impacter. Le principe est pourtant simple et semble être accepté par tout le monde. Réglons nos problèmes entre nous. Oui, mais… réglons-les !
La semaine a été pénible, avec des candidats à l’élection présidentielle, officiellement en  campagne électorale. Ces derniers jours, plusieurs d’entre eux ont enfourché la monture de vaillants cavaliers qui avalent du pays et sont partout attendus la main sur le cœur, la larme au coin de l’œil et le bouquet à la main.  Seul problème, ont-ils fini par nous dire, après avoir hésité, des Algériens gentils mais outrepassant leurs  droits, nous empêchent de mobiliser les électeurs. Passe qu’ils perturbent notre campagne, mais ils ne vont tout de même pas empêcher les autres de voter ! Ce n’est pas vraiment ainsi que les choses se passent mais bon… On ne peut pas empêcher un candidat de parler, non ?
La semaine a été pénible. Le procès d’Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal ne s’ouvrira qu’après-demain au tribunal de Sidi-M’hamed mais l’événement fait déjà… l’événement et il y a de quoi. Non seulement personne ne les a jamais attendus dans cette posture mais les attentes de ce procès sont d’une telle importance que tout le monde s’excite à son approche. Les Algériens, pour des raisons évidentes, le ministre de la Justice qui pensait tenir en la circonstance une occasion de redorer le blason de la justice, le pouvoir d’une manière générale qui espère en tirer un brin de popularité et les candidats qui peuvent en faire un argument pour convaincre que c’est la preuve que le « tous pourris » est une vue de l’esprit. Un événement quand même !
La semaine a été pénible. Ça fait longtemps que l’idée est dans l’air. La création de nouvelles wilayas est aussi un vieux « débat » mais personne ne s’attendait à ce que la décision intervienne dans de telles circonstances. Maintenant que c’est fait par un gouvernement censé être là pour… expédier les affaires courantes, on ne pouvait pas s’attendre à d’autres réactions que celles qu’on a entendues. Sur la pertinence géographique du choix des nouvelles circonscriptions, sur l’usage qui peut en être fait dans l’immédiat et bien évidemment sur le « pourquoi maintenant ». Ce n’est pas la seule mesure importante intervenue au moment où on ne l’attendait pas, si ça peut consoler. Autre « consolation », le pays est dans un état tel que c’est déjà oublié.
S. L.

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