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L’avenir est aux grands ensembles : l’exemple de l’Allemagne (1re partie)

Publié par Chems Eddine Chitour
le 24.11.2021 , 11h00
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Par le Pr Chems Eddine Chitour 
École polytechnique, Alger

«Le spectacle du monde ressemble à celui des Jeux olympiques : les uns y tiennent boutique ; d'autres paient de leur personne ; d'autres se contentent de regarder.» 
Pythagore 

 
Nous nous trouvons présentement à la croisée des chemins ; les derniers soubresauts de l’ordre ancien sont toujours là. On le voit avec les États-Unis et leurs vassaux européens qui ne comprennent pas que le monde évolue. On sait que l’hégémonie de l’Occident pendant près de quatre siècles, après ce que la doxa occidentale appelle les grandes découvertes du Nouveau Monde, fut sans partage. Les peuples faibles furent colonisés. Tout le XIXe siècle avait pourtant décidé, après le Congrès de Vienne, que les pays occidentaux européens ne devaient plus se battre entre eux après Iéna et Waterloo et le coup d’arrêt donné aux ambitions de Napoléon. Pourtant, la proclamation du IIe Reich, en 1870, par le Kaiser Bismarck dans le château de Versailles du fait de la défaite de la France montre que les ressentiments étaient toujours là. 
La conférence de Berlin fut convoquée de novembre 1884 à février 1885. Il fut décidé le partage de l'Afrique et l'installation de la colonisation de l'Afrique. Chaque pays européen est allé chercher ailleurs les matières premières et les débouchés. Le répit sera de courte durée. La géopolitique et l’avènement du pétrole ont amené les pays européens à encore plus envahir et coloniser les peuples d’Afrique et du Moyen-Orient. C’est dans ce cadre que la géopolitique et le besoin d’espace ont amené la Première Guerre mondiale et, vingt ans plus tard, la Seconde Guerre mondiale.

Déroulement de la Première Guerre mondiale 
Le 28 juin 1914, un attentat entraîne une crise majeure en Europe. L'archiduc François-Ferdinand de Habsbourg, héritier de la couronne de l'Empire austro-hongrois, est assassiné à Sarajevo. C’est un conflit qui s'est déroulé principalement en Europe du 28 juillet 1914 au 11 novembre 1918, il oppose les empires centraux comme l'Allemagne, l'Empire ottoman et l'Autriche-Hongrie aux Alliés tels que la France, le Royaume-Uni, la Russie et les États-Unis. L'Allemagne qui soutient l'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Russie, puis à la France. Le Royaume-Uni s'engage alors aux côtés de la France. La Première Guerre mondiale se déroule sur plusieurs fronts en même temps. Les États-Unis entrent en guerre en 1917 sur le front ouest. 
La Russie, engluée dans les révolutions communistes depuis mars 1917, cesse les combats. L'Allemagne, secouée par la révolution, demande l'armistice qui sera signé le 11 novembre 1918. La Première Guerre mondiale aura causé la mort de 18 millions de personnes, dont 10 millions de militaires. 
En France, 1,4 million de soldats ont péri dont une partie des troupes coloniales algériennes marocaines et sénégalaises. En Allemagne, c'est plus de 2 millions de soldats. Il ne faut pas oublier les 21 millions de blessés. 
«La victoire des Alliés entraîne le démantèlement des empires et la création de nouveaux États. La France récupère les territoires d'Alsace et de Lorraine. L'Empire austro-hongrois est démantelé pour créer l'Autriche et la Hongrie. Le reste de ses territoires forment de nouveaux pays : la Yougoslavie, la Tchécoslovaquie, la Pologne... L'Empire ottoman est morcelé, occupé et perd de nombreux territoires. La Turquie verra le jour en 1923. Un lourd tribut est imposé à l'Allemagne par le traité de Versailles, le 28 juin 1919. Le «diktat» de Versailles, comme le surnomment les Allemands, sera source d'un ressentiment réutilisé par Adolf Hitler dans les années 1930.»(1) 

Les conséquences dramatiques du traité de Versailles pour l’Allemagne 
«Les conséquences du traité de Versailles pour l'Allemagne sont tragiques. Elle perd 15% de son territoire, doit rendre l'Alsace et la Lorraine à la France près de 50 ans après son annexion par l'Allemagne en 1871. Des territoires sont cédés au Danemark. Son armée est limitée à 100 000 personnes et l'ancien empire démantelé perd ses colonies. Sur le plan financier, l'Allemagne sera aussi condamnée à verser des milliards en réparations économiques. L'Allemagne est considérée, par les Alliés, comme le pays responsable du déclenchement de la guerre, et c'est la raison pour laquelle l'Allemagne ne participe pas aux négociations.» Le gouvernement allemand, vaincu par plusieurs armées, tenta d'obtenir un accord de paix sur la base des Quatorze Points et soutint par la suite que c'était sur cette base qu'il s'était rendu.... Des sanctions lourdes, notamment sous le poids du président du Conseil français Georges Clemenceau. «La France veut prendre une revanche, notamment sur 1871, quand elle a cédé l'Alsace-Lorraine», explique Rainer Hudemann, historien allemand.(2) 
Comment les conséquences de la guerre sont perçues par le peuple allemand ? C’est avant tout une rage de vaincu de s’être battu contre plusieurs nations en même temps mais aussi une humiliation au vue des sanctions prévues dans le traité de Versailles avec une économie en ruine. Le dollar qui était échangé contre 4,2 marks avant guerre ne valait plus rien ; il faut
4 200 milliards de marks pour un dollar ! «Le sentiment d'humiliation fait son chemin en Allemagne. Et bientôt la crise économique s'aggrave. ‘‘Pour financer la Première Guerre mondiale, l'Empire allemand s'est endetté’’, explique Agathe Bernier-Monod. "Et le fait que l'Empire allemand soit désigné comme le seul responsable du déclenchement de la guerre, condamné à payer les réparations, va aggraver la dette et entraîner une hyperinflation’’, évoquant les images des Allemands qui avaient besoin d'une brouette pour transporter un salaire, tant les billets étaient nombreux.»(2) 
Rien n’a été épargné à l’Allemagne ! La haine remonte à loin et la France se réfère au traité de Westphalie du 24 octobre 1648 pour démembrer l’Allemagne. Ces traités mettent fin à l'interminable guerre de Trente Ans du temps de Louis XIV et plus tard avec Napoléon 1er. Ainsi, le sentiment de revanche se retrouve même dans les termes employés. Ainsi, la majorité des auteurs allemands utilisent les notions de «guerres de libération» (Befreiungskriege), «guerres pour la liberté» (Freiheitskriege) ou, «guerres (anti-)napoléoniennes» pour décrire cette période, y compris l’effondrement du royaume de Westphalie en automne 1813. Friedrich Meinecke utilisa même le singulier (Befreiungskampf) et caractérisa les années entre 1795 et 1815 comme l’âge du soulèvement allemand (Zeitalter der deutschen Erhebung.(3)

Les racines des conflits 
 Pour l’histoire, le 19 juillet 1870, la France a déclaré la guerre à la Prusse. Elle capitule à Sedan dès le 2 septembre. La Prusse envahit la France. Le 19 septembre, elle met le siège devant Paris et ses premières troupes arrivent à Versailles. Après la reddition de l’armée française à Sedan, qui marque la chute du Second Empire, les Allemands arrivent à Versailles et s’y installent un peu partout, le roi de Prusse résidant à l’hôtel de la Préfecture. Une revanche de l’Allemagne sur les humiliations de Louis XIV et de Napoléon Ier à Iéna.  
L’Allemagne se souvenant sans doute de ce traité exigea que le château de Versailles serve de lieu de la proclamation de l'Empire allemand, le 18 janvier 1871. Dans une France défaite et envahie, le chancelier Bismarck fait proclamer dans la galerie des Glaces l’Empire allemand. Le 16 décembre 1870, une délégation du Parlement de l’Allemagne du Nord arrive à Versailles. Elle vient supplier le roi de Prusse d’accepter le titre d’empereur d’Allemagne. Le 20, la Confédération est dissoute. La proclamation de l’Empire est fixée au 18 janvier 1871 dans la galerie des Glaces. 600 officiers et tous les princes allemands sont présents, sauf Louis II. Après le Te Deum, Bismarck, en uniforme de cuirassier, lit la proclamation. Celle-ci achevée, le grand-duc de Bade s’écrie : «Vive Sa Majesté l’empereur Guillaume !» Les «hourra !» retentissent. Le chancelier a réalisé là son rêve. Il tient aussi sa revanche sur Iéna en 1806. Par la suite, les Allemands laisseront place aux députés de la France vaincue.(4) 

Le traité de Versailles : une paix et ses conséquences
  Bien plus tard et du fait d’un contentieux de plus de trois siècles, la France prend une revanche. La signature du traité à Versailles permet à la France d'effacer symboliquement l'humiliation de la défaite lors de la guerre franco-allemande de 1870. Le traité de Versailles avait pour ambition de juguler la puissance économique et militaire de l’Allemagne afin d’assurer la paix. 
Malheureusement, il eut des effets funestes sur l’avenir. «La conférence de la Paix accoucha d’un traité qui, devant les insistances anglaises et surtout françaises, érigeaient de nombreuses entraves à la souveraineté allemande tout en imposant de lourdes charges financières. Pour la France, ces entraves devaient être maintenues ad vitam æternam afin de permettre la reconstruction de ses départements dévastés et d’assurer sa sécurité. Il est ironique de constater que le traité devant mettre fin à la Grande Guerre débute en établissant une SDN à laquelle l’ennemi d’hier n’est même pas convié.»(5).
 Comme l’écrit l’historien Michel Launay, «entre le XIXe siècle qui meurt avec la Grande Guerre et un XXe siècle qu’elle enfante, le traité de Versailles est une œuvre bâtarde, certes pas bâclée, mais pleine des contradictions qui tissent la terrible période dont il marque l’apparente césure». - Le traité de Versailles de 1919 devait assurer une paix pérenne à l’Europe. Or, vingt ans à peine après que l’encre y fut apposée, la Seconde Guerre mondiale éclata. 
La conférence de la Paix débuta à Paris le 18 janvier 1919. Pas moins de 27 nations furent invitées à la table des négociations. (…) Cette belle collégialité ne devait pas perdurer.  Une importante faiblesse structurelle du traité de Versailles : les Américains, les Britanniques et les Français ne purent s’entendre parfaitement car poursuivant des buts différents. 
La France voulait morceler son ennemi, lui faire payer de fortes réparations et lui enlever la rive gauche du Rhin. La Grande-Bretagne désirait réduire la puissance économique allemande tout en maintenant l’équilibre européen. Quant aux États-Unis, ils cherchaient à asseoir la paix européenne sur de solides bases et raviver les échanges internationaux le plus rapidement possible.(5)
«Au niveau territorial, les exigences françaises dépassaient de beaucoup celles de leurs alliés anglo-saxons. Paris cherchait avant tout à assurer sa sécurité, quitte à bafouer le principe wilsonien du droit à l’auto-détermination des peuples. Dans certains cercles de droite, on désirait même faire du traité une reprise de celui de Westphalie (1648) afin de démembrer l’Allemagne.
Clémenceau cherchera à recréer la frontière franco-allemande de 1814 qui donnerait à son pays le Landau et la Sarre. Ses interlocuteurs le lui refusèrent le 19 mars 1920. (…) Le problème de la sécurité allait demeurer une préoccupation constante de la politique française. (…) Le 16 juin, on remit à la délégation allemande une nouvelle version du traité assorti d’un ultimatum de trois jours en vue de la signature rapide de celui-ci. La délégation allemande signa, dans cette même galerie des Glaces qui avait vu naître ce IIe Reich qui venait de disparaître, le traité de Versailles.»(5) 
«Tout y fut fait pour briser l’armée impériale. Il fut décidé que la future Reichswehr (armée allemande) ne serait composée que de 100 000 hommes, tous dédiés au maintien de l’ordre et à la Police des frontières. (... ) Les coûts reliés à ce nécessaire effort, en plus des pensions à verser, étaient estimés à 170 milliards de marks-or. Pour les Français, l’entièreté de cette somme devait être déboursée par l’instigateur du désastre ; d’où le célèbre «l’Allemagne paiera» repris abondamment par le ministre des Finances de France, Louis-Lucien Klotz. 
La réticence et l’incapacité allemande à assurer le dédommagement intégral de tous les coûts réels ou supposés engendrés par la guerre se traduiront, en 1923, par une mesure coercitive comme l’occupation militaire de la Ruhr.(5) 
«La plus grosse faute consista à refuser à l’Allemagne le droit de participer à la conférence de la Paix. Dès lors, les vaincus considérèrent, avec raison, que ce traité leur était imposé, que c’était une paix de vainqueur, un diktat. Plus dramatique encore pour le futur, Hitler dut une partie de sa popularité au fait qu’il se posait en adversaire résolu du diktat. (…) Lorsqu’enfin la CR divulgua le montant des réparations, à savoir 132 milliards de marks-or (si on prend en compte la valeur en or du mark en 1914, cela équivaut à près de 360 tonnes d'or fin !), il lui était également impossible de s’acquitter de cette somme en or puisque celle-ci représentait plus du double de la totalité du précieux métal extrait depuis la découverte de l’Amérique ! Ce chiffre semblait énorme au regard de la situation économique de leur pays. (…) Enfin, l'Allemagne doit abandonner les droits qu'elle détient sur les brevets de nombreux produits industriels, ce qui va favoriser ses concurrents étrangers. De plus, l'empire colonial allemand est partagé entre la France qui annexe le Togo et la partie allemande du Cameroun, tandis que la Belgique reçoit le Rwanda et le Burundi. Le Royaume-Uni s'empare de la Tanzanie et l'Afrique du Sud s'installe dans le Sud-Ouest africain (Namibie). Les concessions allemandes installées en Chine sont aussi perdues.»(5) 

Le cuisant échec de la Société des nations
Les pays vainqueurs au sortir de la boucherie de la Grande Guerre voulaient stabiliser les relations internationales qui les liaient en l’absence de la principale puissance qu’ils ont laminée et ceci en prenant appui sur les recommandations de la puissance montante. les États-Unis. Ainsi, le Président américain Woodrow Wilson, auteur des 14 propositions, pensait à une organisation internationale où les États régleraient diplomatiquement leurs différends… «Le 28 juin 1919, le traité de Versailles est précédé d’un pacte constitutif de la Société des nations (SDN). On y lit que, pour établir une paix durable dans le monde, il faut «qu’une association générale des nations soit constituée (…) ayant pour objet d’offrir des garanties mutuelles d’indépendance politique et d’intégrité territoriale aux petits comme aux grands États.» La première assemblée de la SDN se tient le 15 novembre 1920, à Genève. Sans les États-Unis ! Le 19 mars, le Sénat (républicain) a infligé un camouflet au président (démocrate), en refusant de ratifier le traité de Versailles et, ipso facto, l’adhésion des États-Unis à la SDN.(6)  
«Le facteur-clé de l'échec de la SDN est probablement l'inconduite de toutes les grandes puissances de l'époque. Dans les années trente, les idées de paix et de multilatéralisme sont vite oubliées. On accuse même le traité de Versailles d'être à l'origine de la montée du nationalisme en Allemagne et à l'origine de la Seconde Guerre mondiale. «Il est important de noter aussi que le traité de Versailles reprendra en partie le concept de droit à l'autodétermination, le fait que chaque peuple puisse décider de vivre librement, sans influence étrangère. Mais la Société des nations créée par le même traité réaffirmera dans le même temps son idée de "mission sacrée de la colonisation", justifiant les colonies. Les farouches défenseurs de l'indépendance devront encore, souvent, se battre pendant des décennies.»(7) L’Algérie attendra 42 ans pour arracher, les armes à la main, son indépendance.

La Seconde Guerre mondiale 
 Anatole France décrit le mieux ce que représenta l’ordre versaillais lorsqu’il affirma : «La plus horrible des guerres a été suivie d’un traité qui ne fut pas un traité de paix mais la prolongation de la guerre.» Car c’est bien ce que ce traité était : une poursuite de la guerre sous une autre forme. Que se serait-il passé si les États-Unis n’étaient pas entrés en guerre dans les deux guerres de 14 et de 39 ? 
Le même scénario s’est renouvelé en 1939-45, une très grande partie de l'opinion allemande conteste le traité dès sa signature. Les Allemands sont humiliés de la situation qui leur est faite. Ce sentiment d'humiliation est un bon support pour le développement des idées patriotiques véhiculées par la majorité du peuple allemand. 
 Le 7 janvier 1935, trois pays (France, Grande-Bretagne, Italie)  proposent à l'Allemagne une négociation pour traiter les questions de l'armement. C’était trop tard, l'Allemagne répond le 16 mars 1935 par un réarmement terrestre massif, décision bien accueillie par la population. C'est devant une foule fervente que le ministre de la Propagande, le Dr Goebbels, lit le texte du Führer. À la fin de la lecture, il ajoute: «Ainsi sont honorés les morts de la Grande Guerre, et aux vivants est donnée l'assurance que notre avenir national est assuré.»(8) 
La Seconde Guerre mondiale, une guerre éclair (Blitz krieg) après l’Anschluss en trois semaines, la France (juin 40) et l’histoire retiendra que c’est dans le même wagon à Rotondes que les représentants de la France vaincue signèrent l’armistice en juin 1940. Puis ce fut le tour de la Belgique et de la Pologne d’être occupées. Encore une fois, l’intervention des États-Unis d’un côté et de l’Union soviétique à l’Est fut décisive. 
C’est une Allemagne démolie (450 000 tonnes d'explosifs, ce qui représente l'équivalent en puissance de 25 bombardements nucléaires sur Hiroshima ) par une coalition menée par l’Union soviétique qui paya le plus lourd tribut (25 millions de morts), les États-Unis (500 000) et l’Angleterre (500 000). L’Allemagne fut terrassée, elle perdit plus de 5 millions de personnes dont 90% furent des militaires. 

La reconstruction de l’Allemagne par deux fois sous contrainte
L'Allemagne sera dépecée et fut une fois de plus occupée par les puissances victorieuses, puis partagée en deux États, d'une part la République fédérale d'Allemagne (RFA), liée au bloc occidental, d'autre part la République démocratique allemande (RDA), intégrée au bloc de l'Est. Tout était à faire. En moins de vingt ans, l’Allemagne rattrape son retard, reconstruit et augmente son potentiel industriel ; l’Allemagne s’est sortie de sa situation précaire par la combinaison de quatre éléments principaux que sont les institutions politiques, l’éducation, la sécurité et l’économie. Ces éléments, combinés avec le capital immatériel ainsi que le désir d’autonomie du peuple allemand, ont fait en sorte que le pays a réussi à redevenir une puissance européenne de premier plan. À la fin des années 1950, l’Allemagne a réussi à se hisser au rang de leader industriel, le taux de chômage est descendu à des niveaux inespérés et le pays est devenu le moteur économique de l’Europe. Le marché mondial s’était ouvert aux produits allemands et les dettes étrangères contractées durant la reconstruction se faisaient rembourser en avance sur le programme.»(9)
C. E. C.
À SUIVRE

1.https://www.linternaute.fr/actualite/guide-histoire/2527156-premiere-guerre-mondiale-resume-de-la-grande-guerre-1914-1918/
2.Il y a cent ans : l'Allemagne "humiliée" par le traité de Versailleshttps://www.dw.com › il-y-a-cent-ans-lallemagne-humil...
3. Armin Owzar : https://journals. openedition.org/ allemagne/465
4.https://www.chateauversailles.fr/decouvrir/histoire/grandes-dates/proclamation-empire-allemand
5.Martin Destroismaisons https://www.histoirecanada.ca/consulter/paix-et-conflit/le-traite-de-versailles-une-paix-et-ses-consequences18 octobre 2019
6.William Bourton https:// www. lesoir. be/187948 /article/2018-11-02/le-cuisant-echec-de-la-societe-des-nations
7. https://www.dw.com/fr/il-y-a-cent-ans-lallemagne-humili%C3%A9e-par-le-trait%C3%A9-de-versailles-enfer-pour-r%C3%A9fugi%C3%A9s-et-habitants-de-l%C3%AEle-de-samos-en-gr%C3%A8ce/av-49353856
8. https:// www. lefigaro. fr/histoire/archives/2015 /03/15/26010-20150315ARTFIG00153-des-1935-hitler-prepare-l-allemagne-a-la-guerre.php

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