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Le Covid-19, le pétrole et l’université

Publié par LSA
le 12.05.2020 , 06h00
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Par Pr Baddari Kamel(*)
Notre pays connaît une douleur intense depuis que la pandémie de Covid-19 et la dégringolade des prix du pétrole qui lui a succédé ont mis dans l’embarras ses capacités sur le double plan économique et sanitaire. Il n’est pas le seul. Tous les pays du monde en souffrent. L’université, considérée comme l’une des énergies précieuses du moteur de développement d’une nation, n’en est pas indemne. Elle fait face à l’une de ses plus graves crises : campus fermés, année en suspens…
Cette situation inédite — voire calamiteuse — pour le pays et le monde en général devra nous interpeller plus que toute autre occasion. Nous devons en priorité faire notre propre auto-évaluation, en tirer le meilleur diagnostic, et répondre aux défis nombreux qui se dressent à notre économie. Nous devons pour cela procéder à la modernisation de notre cartographie des processus institutionnels pour qu’enfin nos objectifs ne soient plus nébuleux, flous et imprécis. Il faudra bien admettre que, désormais, le monde ne sera plus ce qu’il était et, pour nous, le contexte dans lequel nous opérerons sera malheureusement marqué par la chute drastique du prix du pétrole ; d’autant plus que ce dernier constitue notre seule ressource d’équilibre des agrégats macroéconomiques de notre comptabilité nationale.

La théorie du «cygne noir»
Précisons tout d’abord qu’un «cygne noir» est l’évènement rare en théorie des probabilités. Il est imprévisible et possède une faible probabilité de se dérouler ; mais s’il venait à se produire, il entraînerait des conséquences d’une portée considérable et exceptionnelle. C’est exactement ce qui se passe avec le Covid-19. Aucun économiste, ni prévisionniste, ni politique, ni scientifique ou autre n’avaient prévu que le «cygne noir» viendrait un jour et a fortiori d’une crise sanitaire avec une telle férocité qui a fait vaciller le monde, mettant à genoux la première puissance du monde puis, prioritairement, les autres pays développés ou non.
L’étendue géographique où plus de 177 pays sont ébranlés, la méconnaissance de la durée de la pandémie (et gare à celui qui se hasarderait à prédire une date de fin), les mesures de confinement de plus de la moitié de la planète, la chute drastique des prix du pétrole, le ralentissement économique dans tous les secteurs d’activité… Tels sont les constats douloureux de cette crise à plusieurs dimensions, induite par le Covid-19. L’écosystème de la mondialisation néolibérale que le monde occidental a imposée est mis en difficulté. Il risque tout simplement de disparaître. Le Covid-19 a montré combien c’est dangereux de dépendre d’un seul pays (n’a-t-on pas vu des pays en souffrance de livraison de produits sanitaires, car liés qu’à un seul pays ?). Nos scientifiques, économistes et sociologues en particulier gagneraient beaucoup en travaillant sur cette théorie du «cygne noir» pour l’explorer et peut-être proposer des contributions à la sortie de cette crise.  

Le Covid-19 vu par ses quelques conséquences
Le Covid-19 nous a amenés vers l’usage de concepts que nous n’avions jamais pensé avoir à utiliser à grande échelle un jour : confinement, masque, gel hydro-alcoolique, distanciation sociale, gestes  barrières… Il nous a appris de nouvelles manières de se comporter et faire ce que les économistes appellent le benchmark, même funèbre soit-il, pour apprécier notre seuil de gravité et le comportement qualitatif de notre secteur sanitaire.
Le Covid-19 a montré combien le monde est fragile ! Un simple virus à l’échelle infinitésimale a ébranlé le monde entier et l’a ramené à l’échelle ridicule quels que soient les statuts industriels, économiques ou scientifiques des pays. Il a nivelé tous les systèmes de santé, et même les pays les plus industrialisés en sont réduits à des supputations de débutants, ne sachant plus où donner de la tête. Il n’y a plus de système parfait tel que nous l’imaginions. 
Le Covid-19 a dévoilé les faces cachées et exacerbé la dialectique de la haine contre tout un continent, venant avec regrets de personnalités scientifiques de haut rang mondial.
Le Covid-19 suggère, à défaut d’imposer, aux pays de se tourner vers plus de santé publique, vers plus d’investissement dans les infrastructures publiques, vers plus de savoir-faire et évidemment vers plus d’universités.
Si les leçons prodiguées par le Covid-19 ne sont pas apprises comme il faut et le plus rapidement, la spirale inflationniste comme dans les grandes crises sera sans merci pour les pays qui n’ont pas les moyens d’y faire face, et les couches nécessiteuses en seront durement touchées.
L’homme apprend de ses erreurs ! Notre pays est appelé à faire de cette crise une véritable opportunité, qui risque d’ailleurs de ne pas se répéter, en mettant à plat et en reconstruisant sur des bases saines tous ses secteurs économiques, sociaux, éducatifs, en sachant que cela se fera dans un contexte fortement marqué par la faiblesse économique, et avec une population qui n’est plus habituée aux sacrifices. Il faut faire preuve de courage et aller de l’avant. 

La chute des prix du pétrole et ses conséquences
Le confinement de plus de la moitié de la population mondiale en raison du Covid-19  a induit l’arrêt du transport et de l’industrie les plus actifs habituellement, ce qui a entraîné une situation de surabondance du pétrole et donc la chute brutale de ses prix. Les pays producteurs se sont retrouvés dans un milieu de désordre du marché pétrolier et enfargés dans un imbroglio inédit les ayant conduits à continuer à produire, en raison des coûts excessifs que cela entraînerait la fermeture des puits de pétrole, tout en ne sachant plus comment et où stocker. Au lieu de réguler l’offre, certains de ses membres ont engagé une guéguerre des prix aux conséquences fâcheuses et immédiates : chute drastique des prix, même si l’Algérie est quelque peu épargnée car le Brent du Nord est négocié aux environs de 20 dollars comparé à d’autres références qui se sont retrouvées avec un plateau négatif ! 
Les prix vont-ils rebondir ? Vont-ils connaître l’effet yoyo pour aller courtiser la barre des 80 dollars, voire plus ? Tout est possible, car le pétrole dans les grandes crises a toujours connu des périodes difficiles, même si cette fois la situation est aggravée par cette politique fortement agressive des pays producteurs du pétrole de schiste, les États-Unis et le Canada principalement, et de la promptitude des pays du G20 à faire le plein de leurs réserves stratégiques profitant de l’abondance du pétrole en cette période de crise. 
Ceci étant, il faut se rendre à l’évidence que nous n’avons pas besoin d’un virus pour qu’enfin nous décidions de réviser notre politique en matière d’énergie. L’Algérie a, certes, toujours misé sur cette ressource, et même si certains vont jusqu’à dire qu’elle est la source de pas mal de nos déboires ; ceci est injuste ! Ce n’est pas tant le pétrole qui est en cause, mais plutôt l’usage qui en est fait. Le pétrole est une bénédiction et non une malédiction, et continue de représenter plus de 30% des besoins énergétiques dans le monde.
Même s’il est ceci et cela, il est temps de repenser notre politique énergétique en la mettant en phase avec les exigences nouvelles du pays, et aussi avec la reconfiguration certaine du monde.
Le pétrole doit être au service du développement du pays et non une manne financière inerte, improductive, favorisant la prédation. L’une des évidences est que la transformation de cette ressource doit être faite dans le pays, ce qui fera pousser une véritable industrie multiforme génératrice d’emplois durables par centaines de milliers. L’Algérie possède les moyens de cette politique, et son potentiel humain local est d’envergure, disponible et bien formé.
Il faut se rendre aussi à l’évidence que la chute des prix du pétrole risquerait d’entraîner des coupes budgétaires importantes qui ne seraient pas malheureusement sans conséquences sur les couches sociales les plus défavorisées.

Vers plus d’université et de savoir-faire
Il n’en demeure pas moins que cette pandémie interpelle plus qu’elle condamne, convainc plus qu’elle persuade et surtout interroge plus qu’elle conseille sur la qualité de la formation, la production et l’appropriation du savoir-faire, la réhabilitation du potentiel humain… 
Le temps est venu pour une redéfinition de tous les segments de l’enseignement supérieur, de la formation et de la recherche dans notre pays qui, par la force des choses, est dans l’énorme besoin de posséder une université rebâtie sur ses propres atouts. L’université ne pourra être bien rebâtie qu’avec des citoyens mus par le profond désir et la passion de servir l’intérêt public, qui vivent au jour le jour ses difficultés, qui la regardent parfois trébucher, souvent se relever et perpétuellement évoluer. 
Cette université devra avoir un véritable statut qui répond à la vigueur de cette jeunesse qui, en soi, est une force vive et pleine d’aspirations dans un territoire immense, doté d’une richesse incommensurable ; un statut impliquant l’aptitude à l’innovation et à l’invention.
L’enseignement ne devra plus être en rupture avec la recherche, et l’adossement de l’un à l’autre est capital. L’université doit être en relation avec l’entreprise par une forte «soudure» pour que tout projet s’élabore sur des rapports de fonctionnalité avec les besoins réels de développement du pays. La formation, l’appropriation du savoir-faire, la contribution des universitaires et des industriels algériens hors territoire national, les équipements et les infrastructures sanitaires, l’organisation et la réhabilitation du potentiel humain seront tout aussi les uns que les autres de première importance pour la reconstruction de l’université algérienne.
L’université n’est pas inerte par définition. Elle est contrainte de s’adapter en permanence afin de prendre en charge les besoins du pays en matière de sciences et de technologie. Pour que cette adaptation soit la plus fructueuse possible, il faudra favoriser l’émergence de pôles d’excellence pour donner matière à des rapprochements et à des partages pour favoriser des stratégies communes entre les universités, ainsi que la mutualisation des moyens et des ressources. Enfin, une université débarrassée de toute bureaucratie, assurant de dispenser une science fortement contagieuse, car, comme rapporté, «le savoir est le plus intellectuel des virus, dommage qu’il ne soit pas très contagieux». 

Covid-19, pétrole et université
Pourquoi cette tryptique annoncée dans le titre de cette réflexion ? La raison est que le Covid-19 a entraîné une crise mondiale inédite, mais qui, paradoxalement, a épargné l’énergie ; pour preuve, la disponibilité du pétrole à un prix dérisoire dans tous les continents. Ce sont les pays producteurs et principalement ceux dont l’économie est fortement corrélée à cette ressource qui en feront les frais s’ils persistent dans cette dépendance. Le Covid-19 a mis sur le podium l’université. Jamais de mémoire d’universitaire l’université n’a été autant le centre d’attention au sein des cercles politiques, économiques et populaires. Si on fait l’analogie avec l’alpinisme, il aurait fallu grimper des montagnes abruptes pour arriver à une telle célébrité. Elle est citée, sollicitée et félicitée. Les pouvoirs publics promettent de se tourner vers elle, le peuple n’en demande pas moins.

Alors que faire ?
Le Covid-19 rappelle la nécessité de penser à nos capacités de manière à permettre à nos secteurs de retrouver leurs fonctionnalités et même à les améliorer après avoir été soumis à des perturbations d’ampleur. C’est ce qu’on appelle la résilience.  Nous pouvons d’ores et déjà puiser dans la crise actuelle un certain nombre de leçons pour mobiliser ces capacités afin de faire face à quelques défis.

Le premier défi : réussir la sortie du confinement
La sortie du confinement est le point d’achoppement le plus sérieux car il s’agit de la santé des Algériens. Cette sortie ne se décrète pas aussi facilement. Elle devra être précédée par un véritable processus de maturation où toutes les parties prenantes sont appelées à participer à son élaboration. Les associations politiques, les associations philanthropiques, les enseignants, la presse et les journaux… devront se mobiliser pour proposer un véritable plan de sortie du confinement. Ce plan devra aborder les questions suivantes et en proposer des solutions effectives : 
Comment en sortir ? Faudra-t-il aller progressivement ? Faudra-t-il tester tout le monde, ce qui est matériellement difficile à réaliser ? Comment détecter les asymptomatiques qui constituent une contagion potentielle ? Après la sortie du confinement, le port du masque sera-t-il obligatoire ? Si oui, disposons-nous de la quantité suffisante pour toute la population ? Comment faire face à des comportements nouveaux ou mutés, induits par le Covid-19 sur les aspects psychique, psychologique et au-delà sociologique ? Rester dans le confinement jusqu’à quand, sachant qu’il est économiquement dévastateur ?
C’est là un questionnement qui demande une réponse rationnelle à ses éléments, car envisager une sortie en considérant seulement la baisse des chiffres de contamination est une issue qu’il faudra bien analyser sur tous ses tenants et ses aboutissants.

Le deuxième défi : le soutien au secteur de la santé
S’il y a un système qui sortira grandi de cette crise, c’est bien celui de la santé en raison du comportement exemplaire de ses membres dans la prise en charge des contaminés du virus. Il a, en quelques semaines, suscité autant d’espoirs et d’estime,  peut-être plus qu’il en a suscité depuis son existence. Le commun des Algériens, même s’il revendique, à juste titre, qu’il reste ceci et cela, a renoué sa confiance dans ses hôpitaux et demande à ce que tous les moyens leur soient attribués.
Alors, différentes questions s’imposent s’agissant d’un secteur qui concerne tous les Algériens : quelle en serait la contribution des entreprises non ou peu impactées pour aider ce secteur, car la santé est le socle fondamental sur lequel s’appuie toute société prospère? Si les citoyens sont malades, tout le système s’écroule comme vient de le montrer le Covid-19. Comment orienter l’université vers une meilleure formation en médecine ? A cet effet, la contribution des nationaux établis à l’étranger pourrait être envisagée. Il faut bien entendu pour cela qu’il y ait enfin des textes clairs et sans équivoque pour bénéficier de la participation de ceux-ci pour le renforcement de la formation qualitative des médecins en Algérie.

Le troisième défi : la reconstruction de l’activité économique
Le Covid-19 a touché à tous les compartiments de l’économie. Il faut contre cela inventer des politiques vigoureuses à mettre en place pour endiguer la chute de l’activité économique et faire face aux possibles menaces d’une tension sociale. 
a) Soutenir les entreprises qui font face à une baisse d’activité pour sauvegarder les emplois. Il faudra envisager pour cela la réduction des charges fiscales, l’aide ou le prêt bancaire exceptionnel à des fins de trésorerie des entreprises.
b) Un réaménagement selon un planning bien étudié des crédits, des dépôts de déclaration, les règlements des prochaines échéances et de cotisations salariales pour les entreprises fortement impactées par le coronavirus.
c) Surseoir à toute augmentation des prix ou des salaires, et intervenir vigoureusement dans leur stabilité.
d) Concevoir un système d’information bien documenté sur la population nécessiteuse dans le pays, et par la suite élaborer un plan d’aide aux nécessiteux.
e) Créer un fonds de solidarité pour soutenir les TPE et les PME en difficulté, et créer un véritable dispositif anti-faillite.
f) Reporter ou étaler sur une durée déterminée des factures d‘électricité, de gaz et de téléphone pour les entreprises impactées par la crise.
g) La crise sanitaire de Covid-19 est un phénomène anxiogène. Face à cela, l’acteur social devient irrationnel, dédaigneux et désapprobateur  des conseils et des recommandations ; c’est la raison pour laquelle il est important de renforcer la communication spécifique de crise. 
h) Élaborer la loi complémentaire des finances sur une base réaliste qui balisera la voie à suivre pour le pays jusqu’à la fin de l’année.  
Le financement de ces mesures pourrait se faire par :
a- la contribution des sociétés d’assurance qui n’ont pas été impactées par le Covid-19 ;
b- la récupération du restant du budget des restaurants universitaires du mois de mars jusqu’à la reprise des activités d’enseignement ;
c- participation des œuvres sociales des institutions et entreprises publiques et privées ;
d - l’émission de bons du Trésor pour l'emprunt à court ou moyen terme par l’État auprès des citoyens.

Le quatrième défi : le travail à l’entreprise
Le travail à l’entreprise doit être amélioré pour permettre aux travailleurs d’accomplir leurs activités en toute sérénité :
a- le premier des facteurs à prendre en compte dans une entreprise sont la sécurité et les conditions de travail. Il faut que chaque entreprise définisse les conditions optimales de sécurité et veille à leur disponibilité et application (masques, gel, gants, gestes barrières, distanciation sociale, l’usage des ascenseurs, propreté des lieux…) ; 
b- la formation continue des salariés doit être hélas suspendue jusqu’à la fin de l’année, car le plus souvent elle est organisée par des prestataires dans des lieux où les regroupements d’individus sont inévitables. 
A terme, il faut que la notion du télétravail de certaines activités soit une réalité palpable, même après la crise. Les entreprises sont tenues de réfléchir à la mise en place de plateformes conséquentes, et de procéder à la formation de leurs personnels aux outils et logiciels pour le télétravail.

Le cinquième défi : l’université et l’école 
Les régions non touchées par le Covid-19 devront-ils continuer leurs activités ? Rien ne s’y oppose et l’on se demande pourquoi les activités d’enseignement et de formation sont gelées dans certaines régions du sud du pays ?
a- concernant les écoles primaires, si comme l’affirment des études scientifiques que les enfants n’ont quasiment pas de risque d’être infectés par le virus en question, leur ouverture pourrait être envisagée ; ce qui, malheureusement, n’est pas le cas des lycées et des universités en raison du risque de contagiosité des élèves et des étudiants ;
b- concernant le lycée, ce qui a été déjà accompli comme enseignement peut exceptionnellement être accepté pour les évaluations et les examens. Les examens fatidiques pourront être reportés au mois de septembre, si la sortie du confinement venait à se prolonger ;
c - concernant l’enseignement supérieur, les établissements ont organisé (et continuent de le faire) des cours à distance. Sur la base du bilan de ces enseignements effectués à distance, le ministère de tutelle pourra être amené à approfondir ou ajuster son plan de sortie de la crise. 
Le volet des relations internationales est tout aussi épineux que les autres du fait que la crise est mondiale. Un pays ne pourra se stabiliser que si les autres pays, en l’occurrence avec qui il entretient des relations économiques, se stabiliseront aussi. 
Pourrons-nous accueillir des touristes dans ce contexte ? Les  Algériens pourront-ils aller vers d’autres pays ? Si des pays appliquaient la quarantaine pour tout entrant dans leur territoire, quelles en seraient les conséquences pour nous ? Appliquerions-nous alors la réciprocité ? Comme on le voit, l’équation est à plusieurs inconnues.

Conclusion
Nous vivons un moment sans précédent, mais ne nous emballons pas car le changement du monde n’est pas seulement provoqué par les sciences et le progrès. Il est aussi provoqué par les crises. Les Chinois ne disent-ils pas que toute crise est porteuse d’espoir ?
C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité que toutes les nations sont au même stade de réflexion sur leur devenir et sur la réédification de leurs potentiels tant économique, industriel que scientifique, mais aussi stratégique et géopolitique. C’est une opportunité qui ne se répétera pas. 
Il n’est dans l’intérêt de personne qu’elle reste spectatrice d’un monde qui a commencé à se reconfigurer. Tous les domaines, tous les secteurs sont concernés. 
Il faut faire vite, très vite et éviter de prendre toute piste susceptible de nous distraire, de nous éloigner de la voie que nous devons prendre pour que l’université et le pays surmontent les défis immenses qui se posent. Nous devons nous retrousser les manches et travailler plus et mieux. 
B. K.

(*) Recteur de l’université Mohamed-Boudiaf, M’sila.

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