Culture / Culture

Café littéraire et lieu de rencontres

Al-Rûmi ouvre ses portes à Alger

Un nouveau café littéraire ouvre ses portes au cœur d’Alger. Al Rumi, sis au 103, rue Didouche-Mourad, sera un espace dédié à toute sorte d’activités culturelles, dont des rencontres autour de la littérature et des expositions d’arts plastiques. 
Alger-Centre vient de se doter d’un nouvel espace culturel qui joindra le cérébral à l’agréable en proposant à la fois un service classique de consommation, agrémenté d’une bibliothèque, et une programmation artistique et littéraire. Baptisé du nom du célèbre poète et mystique persan Djalal Eddine Al Rûmi, fondateur des derviches tourneurs et considéré comme le soufi le plus lu dans le monde, cet établissement lancera ses activités dès la fin du mois de Ramadhan. 
En attendant, on peut d’ores et déjà s’y installer en soirée, déguster plats et boissons en feuilletant des ouvrages disponibles sur place et en écoutant des extraits d’œuvres romanesques et poétiques. 
Il sera également question d’ateliers d’écriture, d’expositions, de récitals de musiques et surtout de débats littéraires avec des auteurs algériens. 
Décoré de manière moderne et aérée, Al-Rûmi se présente déjà comme un endroit propice aux rencontres culturelles et artistiques. Épurée et raffinée, la mise en place est basée sur une exploitation intelligente de l’espace et un choix harmonieux du mobilier et des couleurs. L’établissement réparti sur deux niveaux est situé sur la montée vers le Sacré-Cœur, dans une ruelle étroite au cœur d’un petit quartier populaire et promet ainsi d’impliquer le voisinage et ouvrir une brèche culturelle dans le secteur. 
Le programme prévoit une rencontre hebdomadaire avec un auteur, suivi d’une vente-dédicace. 
Pour rappel, ce genre d’initiatives a déjà vu le jour à Alger. On se souvient de l’Escalier des artistes, ouvert en 2013. Il avait attiré durant les premiers mois de son activité, des foules de jeunes séduits par son offre artistique et son cadre agréable. 
Concerts de musique, expositions et autres activités culturelles avaient fait le bonheur des clients jusqu’à ce que les lieux abandonnent peu à peu leur vocation première et deviennent un simple espace de consommation. Citons également le Nietzsche qui a fait long feu. 
Sarah H.