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Culture

Littérature Le Grand Prix Assia-Djebar, une opportunité de promouvoir le roman algérien à l'international

Publié par R.C
le 08.12.2019 , 11h00
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Le Grand Prix Assia-Djebar du roman, décerné pour la cinquième année consécutive, a été attribué à trois lauréats pour leurs œuvres littéraires en arabe, tamazight et français. 
En langue française, il est revenu à Lynda Chouiten pour son deuxième roman Une valse publié chez les éditions Casbah, à Khiri Belkhir pour Noubouate Rayka paru aux éditions El Khayal pour l'arabe, alors que le prix pour le roman en tamazight a été décerné à Djamel Laceb, auteur de Nna Rni. Ce prestigieux prix récompensant la production littéraire annuelle a été remis lors d'une cérémonie organisée jeudi au Palais de la culture Moufdi-Zakaria en présence du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement et ministre de la Culture par intérim, Hassane Rabehi, et des membres du gouvernement.
Dans une allocution prononcée à cette occasion, Hassane Rabehi a exprimé «l'espoir fondé sur les participants à ce concours national pour continuer à enrichir le roman algérien et à inspirer le lecteur en marquant de leur empreinte le temps et le lieu». Il a estimé que ce prix se voulait «un prolongement» de l'existence de  cette romancière exceptionnelle, à travers des générations successives de plumes, hommes et femmes et dans toutes les langues dans lequel il est décliné».
Evoquant la mémoire de l'auteure et académicienne Assia Djebar, le ministre a rendu hommage à un nom qui «rappelle la valeur de la littérature (...) et son influence positive sur la société». Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement et ministre de la Culture par intérim, a également déclaré que cette récompense était une opportunité de promouvoir le roman algérien à l'international et d'élargir le champ de la créativité. 
Pour sa part, la présidente du jury, l'écrivaine et universitaire Aïcha Kassoul, a salué «la qualité des ouvrages en compétition» et appelé les maisons d'édition «à relever leurs critères de qualité et à redoubler d'effort en matière de présentation» du livre qui doit également «être un bel objet qui permet de rêver et de s'instruire». Elle regrette également que «certains textes proposés n'ont pas été revus et révisés comme il se doit».Interrogée par la presse sur les raisons de l'absence des trois lauréats à la cérémonie, Aïcha Kassoul l'a justifiée par l'inexistence d'une short list, souhaitant qu'à l'avenir les organisateurs du prix publient une liste restreinte des nominés à ce «prestigieux» prix. Institué en 2015 par l'Entreprise nationale de communication, d'édition et de publicité (Anep) et l'Entreprise nationale des arts graphiques (Enag), le Grand Prix Assia-Djebar du roman récompense les meilleures œuvres littéraires en langues arabe, amazighe et française.
En 2018, le prix est allé à Nahed Boukhalfa, Mhenni Khalifi et Ryad Girod. Le Grand Prix Assia-Djebar, la plus haute distinction littéraire en Algérie, récompense les meilleurs ouvrages romanesques en langues arabe, tamazight et française. 
La récompense pour chaque ouvrage s'élève à 700 000 DA ( une baisse de 300 000 DA par rapport aux quatre premières éditions). 
Le Grand Prix Assia-Djebar (1936-2015) a été institué en 2015 par l'Entreprise nationale de communication, d'édition et de publicité (Anep) et l'Entreprise nationale des arts graphiques (Enag).

 

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