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Culture

Thème d’un séminaire à Tamanrasset L’habitat traditionnel comme facteur de développement durable

Publié par R.C
le 13.01.2022 , 11h00
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Les participants à un séminaire national sur l’habitat traditionnel et son lien avec le développement durable, organisé lundi à Tamanrasset, ont plaidé pour la valorisation de ce type de constructions en Algérie, en tant que facteur important dans la concrétisation du développement durable.
Les intervenants, des universitaires et spécialistes issus de différentes régions du pays, ont appelé à examiner la situation de l’habitation traditionnelle, sa localisation, son historique et son lien sociétal, et à mettre en exergue les caractéristiques urbanistiques traditionnelles et leurs divers cachets architecturaux. 
Il s’agit, selon le chercheur Farid Benramdane de l’université de Boumerdès, de l’étude des types de constructions traditionnelles, telles les maisons des régions chaouie, mozabite, kabyle ou encore la kheïma (tente) bédouine, ainsi que la définition de leur référent historique et les facteurs socioculturels liés directement à ces constructions. 
L’intervenant a indiqué que la toponymie liée à la vie de l’homme et sa demeure a un rôle important dans la préservation de la valeur civilisationnelle de ce type urbanistique et architectural ainsi que de la mémoire véhiculée par ces bâtisses de l’altération, en plus du raffermissement des liens entre le lieu d’occupation et son occupant et, ainsi, le renforcement de l’identité de l’individu.
Dr Ghali Benlebbane, de l’université de Tamanrasset, a estimé, de son côté, que ce rapport avec le lieu, sacré chez l’individu, doit être préservé à travers la protection des anciens modes d’habitat et de l’utilisation des matériaux et techniques locaux de construction, sans omettre la consécration de l’entraide socioéconomique dans le but de renforcer les valeurs de solidarité et de protection de l’environnement pour atteindre le développement durable.
Pour sa part, l’universitaire Noureddine Djouadi (El-Oued) a soutenu que la monographie culturelle assume un grand rôle dans l’exploitation du patrimoine urbanistique en tant élément référentiel dans le développement durable. Et d’ajouter, à ce propos, que le secteur de la culture revêt de plus en plus une dimension économique, faisant des biens et habitations un patrimoine culturel matériel qui accapare aujourd’hui une bonne place dans l’économie mondiale.
Initié dans le cadre des festivités officielles de célébration du Nouvel An amazigh Yennayer par le Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA) et l’université Hadj-Moussa-Akhamoukh de Tamanrasset, ce séminaire a été suivi de la tenue de deux ateliers sur les thèmes de «La préservation et la consolidation du patrimoine urbanistique» et «L’urbanisme traditionnel et le développement durable». 
Dans le cadre des festivités de Yennayer, une conférence a été animée dimanche à la maison de la culture de Tamanrasset sur la dimension historique et civilisationnelle de la fête de Yennayer. Durant cette conférence, Dr Mohamed El-Hadi Hareche (université d’Alger) a appelé à braquer les lumières sur la présence ancienne de l’homme algérien à travers les manuscrits et le patrimoine matériel et immatériel, ainsi que sur l’apport des Algériens aux différentes civilisations. 

 

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