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Culture

Patrimoine culturel immatériel Une commission intersectorielle de classement

Publié par R.C
le 13.01.2022 , 11h00
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Une commission intersectorielle nationale pour le classement des éléments du patrimoine culturel immatériel sera mise en place dans «les prochaines semaines», a annoncé le directeur du Centre national de recherches en anthropologie historique (CNRPAH), Farid Kherbouche.
«Le ministère de la Culture va mettre en place, dans les prochaines semaines, une commission intersectorielle nationale pour le classement des éléments du patrimoine culturel immatériel (PCI). Ce projet, premier du genre, est d’ores et déjà lancé», a déclaré à l'APS M. Kherbouche, précisant que, par le passé, les procédures de classement se faisaient par le biais du centre qu'il dirige.
Cette structure sera destinée à «recenser» l'ensemble des biens relevant du patrimoine immatériel, en prévision de leur classement à l'échelle nationale, avant de les proposer, dans une seconde étape, sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), ajoute-t-il. Tout en notant l'existence, depuis des décennies, d'une commission destinée au classement des biens culturels relevant du patrimoine matériel (bâti, sites archéologues, etc.), le même responsable a souligné «l'urgence de valoriser l'ensemble des éléments de notre PCI, en fonction de la priorité à accorder à chacun d'eux».
Rappelant qu'au niveau de l'Unesco, l'Algérie a classé, à ce jour, 9 éléments de son patrimoine immatériel, il a déploré que, s'agissant du patrimoine matériel, «aucun dossier n'a été soumis à l'organisation onusienne depuis 1992», année de classement de la Casbah. Pour sa part, la chercheure au CNRPAH, Ouiza Galleze, a estimé que, même à ce niveau, l'Algérie aurait pu obtenir davantage d'acquis: «L'Algérie a été le premier pays à ratifier, en 2003, la Convention internationale pour la sauvegarde du PCI et avait accueilli la session de 2006. Ce n’était pas difficile de se positionner pour être un pays-pivot dans ce domaine».
Selon elle, le patrimoine doit être considéré comme «une question politique et comme facteur de développement économique du pays, et devant, à ce titre, bénéficier de dispositifs juridiques adaptés» à son importance, argumente-t-elle, préconisant des «actions concrètes, à travers, entre autres, le lobbying».
Plus en détails, Mme Galleze a plaidé pour «la création de postes budgétaires de la Fonction publique au profit des acteurs du patrimoine, pour la valorisation du rôle des experts et chercheurs, la création d'universités et de centres spécialisés, ainsi que pour la coordination entre tous les secteurs concernés par la question». Se félicitant de la présidence, par l’Algérie, du Centre africain pour la sauvegarde du PCI, la chercheure en anthropologie considère que le pays pourrait rentabiliser cet acquis pour devenir «un pays d’accueil et de transit» pour les autres Etats du continent, recommandant, pour ce faire, la mise à la disposition des chercheurs «des outils pédagogiques adéquats». Et d'insister sur l'aspect de la formation pour faire profiter les pays africains de l'expertise algérienne, dans le cadre des missions de cette structure à vocation régionale, plaidant, à ce propos, pour l'usage «tout au moins de l'une des deux langues dominantes en Afrique, sinon les deux à la fois», à savoir l’anglais et le français.
Pour rappel, la liste du patrimoine immatériel algérien classé par l'Unesco comprend, entre autres, les dossiers du couscous, commun au Maghreb, du «rakb de Sidi Cheikh» (fantasia), de l'imzad, de la sebiba (Djanet), de l’ahellil du Gourara (Timimoun) et de la calligraphie (2021), partagé par d'autres pays arabes. En sus de celui de la musique raï, qui sera examiné en décembre prochain, l'Algérie soumettra, en 2023 pour classement, le dossier du «chant féminin», dans toutes ses variantes nationales, sachant que dans le registre des éléments matériels, sont classés dans la liste du patrimoine de l'humanité, notamment la Casbah d’Alger, la vallée du M’zab, le parc du Tassili N’Ajer (Djanet) et la Kalâa des Béni Hamad (M'sila). 

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