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Entretien

HACÈNE KACIMI(*) AU SOIR D’ALGÉRIE : «Du printemps arabe au printemps maussade»

Publié par Abla Chérif
le 19.12.2020 , 11h00
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Entretien réalisé par Abla Chérif
Dans cette interview, Hacène Kacimi aborde les questions cruciales de l’heure, les enjeux en cours au Sahel et dans la région sont analysés à la lumière des derniers événements…

Le Soir d’Algérie : En votre qualité d’expert des problématiques sécuritaires au Sahel, comment évaluez-vous la situation qui prévaut actuellement sur ce territoire à la lumière des derniers événements ?
Hacène Kacimi :
Le Sahel est un territoire de 10 millions de km2 , soit deux fois et demi la superficie de l’Union européenne (4,476 millions km²), aussi grand que la Russie ou l’Amérique. C’est un espace intermédiaire entre le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et l’Afrique sub-sahélienne. Il se caractérise par des espaces géographiques très vastes, non maîtrisés, où l’État est quasiment absent et renferme des richesses énergétiques et minières très importantes. Il faut savoir que 40% du trafic aérien mondial passe par le Sahel. La route de la soie qui doit traverser toute l’Afrique passe elle aussi par le Sahel.
Tous ces facteurs font que le Sahel constitue un territoire stratégique, qui trouve ses limites géographiques, sur le flanc est, au niveau de la mer Rouge, et sur son flanc ouest, au niveau de l’océan Atlantique. Il fait actuellement l’objet de grandes convoitises. Celui qui dominera cet espace dominera toute l’Afrique.
Le terrorisme qui s’est subitement installé dans le Sahel a coïncidé avec l’intervention française au nord du Mali. L’intervention française dans le Sahel a eu pour conséquence l’extension du terrorisme et de l’insécurité. Dans ces enjeux géostratégiques, la distribution des rôles se fait comme dans une pièce de théâtre. La France a été chargée par l’Amérique de jouer au gendarme en Afrique, pour faire de la sous-traitance néocoloniale.

Vous voulez dire qu’ils ont joué la carte du terrorisme ?
Pour maintenir l’insécurité dans le Sahel et prolonger, en même temps, la présence militaire étrangère sur ces territoires, le terrorisme a constitué une carte non négligeable, ayant permis de faire du chantage et d’exercer des pressions sur ces États qui ont été sommés d’accepter sans condition l’installation de bases militaires, dans leur pays, contre de modiques dédommagements financiers insignifiants. C’est dans ces conditions que les autorités politiques nigériennes ont loué tout le nord de leur pays pour l’installation de plus de dix bases militaires étrangères, aux frontières sud de l’Algérie.
Au Mali, un coup d’État, cousu de fil blanc, a permis d’installer une transition politique suspecte, qui a permis de libérer 210 terroristes et de calmer la colère de la rue, contre la présence française dans le pays. Sous des formes diverses, la Libye, le Mali, le Niger, le Tchad, le Soudan, le Burkina Faso, la Mauritanie et les pays de la Cedeao, ont tous abdiqué, sans condition, au chantage de la France coloniale.
Le Maroc et l’Égypte, qui ont été neutralisés, ne survivent que grâce aux subsides financiers de l’Occident et des pétromonarchies du Moyen-Orient.
Ces deux pays qui ont perdu leur souveraineté se sont placés sous le protectorat de l’axe américano/sioniste, rejoignant ainsi le lot des monarchies du Moyen-Orient, qui survivent grâce à la dîme annuelle, qu’ils versent à leur protecteur. Le monde arabe a été atomisé, vaincu et le Sahel subit actuellement le même processus colonial de domination.
Le premier processus de subversion qui s’est déclenché au Moyen-Orient a été mené à son terme. Les États arabes au Moyen-Orient ont été atomisés et vaincus, sans guerre, de manière humiliante et déshonorante.

Il y a un second scénario ?
Le deuxième processus de subversion a été enclenché. La poudrière du Moyen-Orient s’est déplacée vers le Maghreb et le Sahel. C’est dans ces conditions que des scénarios subversifs ont été déclenchés au nord du Mali, au Burkina Faso et au Niger, où la région des trois frontières, le Laptico Gourma, a été transformée en sanctuaire du terrorisme. La région du lac Tchad, composée du Niger, du Nigeria, du Cameroun et du Tchad, a été complètement déstabilisée, grâce aux groupes armés de Boko Haram, qui est aussi fort que les quatre États réunis. Une grande partie des armes saisies auprès des terroristes de Boko Haram sont de fabrication française. L’effondrement de la Libye en 2011 a permis de transférer vers le Sahel l’arsenal militaire de Kadhafi.

À qui étaient destinées ces armes ?
Une partie de ces armes étaient destinées aux maquis en Algérie, est passée par le nord du Niger et du Mali et a été interceptée par nos forces de l’Armée nationale populaire au niveau des zones frontalières du sud du pays.
Voilà les premiers jalons du scénario subversif qui devait allumer le feu en Algérie. Ajoutez à cela les bases américaines et françaises installées au Niger et au Mali qui ont investi dans le renseignement, la formation des agents locaux nouvellement recrutés qui devaient constituer les cellules dormantes subversives devant être activées dans notre pays, en cas de besoin.
Des mouvements subversifs au niveau de certaines localités en Algérie ont été également instrumentalisés par des soutiens de diverses natures pour créer des conflits armés à caractère ethnique et racial devant évoluer vers le schéma à la nigériane ou à la soudanaise. Le printemps arabe devait changer de couleur en Algérie, pour se transformer en « printemps maussade ». Tous ces scénarios ont échoué, et l’Algérie continue de subir des chantages et des pressions politiques inacceptables.

De quelle manière la reconnaissance d’Israël par le Maroc peut-elle influer sur cette zone ?
La reconnaissance de l’entité sioniste par le Maroc n’est qu’une formalité qui ne change rien à l’état des lieux. Le lobby sioniste au Maroc existe depuis fort longtemps et il contrôle tous les circuits économiques et financiers de ce pays. Le Makhzen a toujours été investi par les conseillers de Netanyahu, dont le fameux Azoulay qui décide en lieu et place du roi. Les réseaux de la drogue sont contrôlés par les juifs du Maroc en association avec la famille du roi et des généraux de l’armée de ce pays. Les banques privées du Maroc qui se sont redéployées dans les pays de la Cedeao sont également contrôlées par des juifs marocains qui agissent pour le compte du sionisme international.
Les premières conséquences que nous pouvons tirer de cette normalisation c’est d’abord l’exacerbation de la contestation populaire qui doit se manifester par le rejet de l’abdication du roi et des conditions de vie sociales et économiques insupportables dans ce pays. Les lobbys sionistes au Maroc vont, cette fois-ci, réduire les marges de manœuvre des Marocains et amarrer leur pays à l’entité sioniste pour servir uniquement les intérêts de ce pays.
La deuxième conséquence, c’est l’élargissement de la fracture entre le roi et sa population qui lui reprochera de l’avoir abandonnée à son sort au profit de la survie de sa monarchie finissante. Le Maroc s’enfonce dans une spirale de l’endettement qui représente actuellement environ 75% de son PIB pour une dette qui avoisine les 75 milliards de dollars. Les principaux secteurs économiques de ce pays, dont le tourisme, sont en chute libre, aggravant un chômage de 25% qui touche sévèrement la jeunesse.
Le conflit du Sahara Occidental constitue pour le roi non seulement une soupape de sécurité, mais aussi une échappatoire, pour créer la diversion. Pour l’Algérie, cette crise à ses frontières ouest est prise au sérieux par les autorités politiques du pays qui se sont préparées depuis fort longtemps à y faire face. Il faut s’attendre à d’autres hostilités sionistes, sous couverture marocaine, pour essayer par tous les moyens de réduire l’influence de l’Algérie en Afrique et au sein de l’UA. Les lobbys sionistes seront actionnés en Europe, aux États-Unis et en Afrique.

Que peut faire l’Algérie dans cette situation ?
L’Algérie a aussi des atouts forts qu’elle doit également actionner dans le cadre de son alliance stratégique sino/russe, dans le cadre de l’UA, avec les Européens et les Américains, avec qui nous avons des intérêts très puissants. La position de l’Algérie a l’international est plus forte que celle des Marocains. L’Algérie milite pour le respect de la légalité internationale, par contre, le Maroc agit, sans grand succès, pour justifier la colonisation d’un territoire, classé par l’ONU, dans le chapitre de la décolonisation. Le Conseil de sécurité, l’ONU et le Tribunal international des Nations-Unies ont toujours considéré ce territoire comme étant non souverain devant faire l’objet de l’organisation d’un référendum d’autodétermination.

Quelles sont les menaces sur l’Algérie, suite à la normalisation du Maroc avec l’entité sioniste ?
L’entité sioniste est connue, depuis fort longtemps pour agir, comme à son accoutumée, au Moyen-Orient, au Maghreb, en Afrique ou en Europe dans l’ombre des officines pour encourager la subversion, le désordre, la désobéissance civile et le terrorisme.
Une personne avertie en vaut deux. Il n’y a pas si longtemps, grâce à des forces occultes, l’entité sioniste a réussi à installer son ambassade en Mauritanie et elle n’a pas manqué d’agir contre nous au sein de la Cedeao.
Ce processus subversif n’est pas nouveau et il se redéploie sous des formes perfides depuis fort longtemps à nos frontières. Plusieurs complots ont été échafaudés contre l’Algérie.

C'est-à-dire ?
Durant la décennie 1990, le premier complot international a été déclenché chez nous dans l’objectif d’installer une théocratie dans notre pays. Il a échoué grâce au courage du peuple, au patriotisme de ses enfants et à notre Armée nationale populaire qui a évité le pire des scénarios, à savoir l’effondrement de l’État algérien. Cela ne s’est pas réalisé, et le peuple algérien a payé un lourd tribut.
Le deuxième complot a été programmé en 2011, juste après l’effondrement de la Libye. Bernard Henry-Lévy avait juré de mettre en feu et en cendres notre pays. Cela ne s’est pas réalisé. Les complots étrangers ne doivent pas nous faire oublier les complicités coupables et criminelles internes à notre pays, qui l’ont fragilisé, pour le rendre encore plus vulnérable.
Nous sommes actuellement dans la troisième phase du complot, déclenché contre l’Algérie qui subit des tirs croisés. Cela a coïncidé avec la maladie et la convalescence de notre Président.

Que s’est-il passé ?
L’ambassadeur de France, en Algérie, de Gouyette, a mené dans sa résidence une série de pourparlers informels, pour faire accréditer la thèse de la vacance du pouvoir et de la nécessité d’aller vers une transition politique. D’autres créneaux subversifs français ont été actionnés sur les réseaux sociaux avec de faux comptes et de fausses identités émanant de services parallèles pour lancer contre notre pays la nouvelle guerre des ondes.
L’Algérie doit absolument, pour faire face à tous ces périls internes et externes, renforcer son front intérieur, en allant au pas de course vers l’État de droit qui doit mettre notre pays à l’abri des trahisons de sinistres monarques tyranniques, momifiés, en mal de légitimité, qui installent le désordre dans le pays, pour faire barrage à l’avènement de la démocratie. C’est l’Occident qui a soutenu ces dictateurs, pour empêcher l’arrivée de la démocratie au Maghreb, dans le monde arabe et en Afrique.
Il y a deux principales formes de menaces, classique ou asymétrique, qui menacent l’Algérie. L’une d’elles se déroule, actuellement, sur le terrain. Elle a pour ambition de faire imploser notre pays. Les nouvelles guerres subversives qui affectent notre pays, actuellement, sont conduites d’abord sur les ondes, sur les réseaux sociaux, par des techniques de manipulation de masse, par des officines diplomatiques, par la mobilisation de personnalités politiques nationales, devant être promues, pour encadrer une éventuelle transition politique, par l’installation de cellules subversives, pour pouvoir organiser des dissidences civiles, qui seraient suivies par des dissidences armées. Parmi ces techniques de manipulation, il est à l’ordre du jour la provocation de confrontations sanglantes entre les autorités politiques et les populations civiles. Ce processus est inscrit dans la feuille de route de certaines officines occultes. Durant le Hirak, les autorités politiques étaient parfaitement conscientes des réseaux occultes qui poussaient la rue vers le pourrissement et la confrontation. Ce traquenard a été évité grâce à la contre-offensive des pouvoirs publics qui ont préservé le caractère pacifique du Hirak. La manipulation du Hirak devant provoquer un dérapage sanglant avait pour objectif d’impliquer la responsabilité de l’État en matière d’atteintes aux droits de l’Homme avec le concours actif de toutes les ONG occidentales activant insidieusement dans ce créneau.
Les droits de l’Homme au service des causes injustes sont une réalité que personne ne peut nier. Les interventions militaires étrangères ont toujours été soutenues et parfois demandées par des organisations des droits de l’Homme, dont certaines ont été, pour la circonstance, transformées en nids pour espions de toutes sortes. Bien entendu, ces ONG, supposées être indépendantes, sont financées par les auteurs de ces interventions militaires étrangères, qui ont provoqué en Iraq, en Syrie, au Yémen et en Libye plus d’un million de morts. On doit rappeler que dans les techniques de subversion, celui qui paie commande.
L’Amérique a été ébranlée dans son édifice institutionnel par une très forte onde de choc durant la dernière élection présidentielle, qui pouvait à tout moment ébranler l’unité de l’État fédéral américain. C’est pourquoi, on doit dire que les empires arrivent toujours à leur fin de parcours et ils s’écroulent pour disparaître à jamais. Cela est un processus naturel de l’Histoire que personne ne peut arrêter.
Ce qui est arrivé à l’ex-URSS peut très bien arriver à l’Amérique. Les signes avant-coureurs de l’effondrement de l’Amérique sont là et réels, et chaque État fédéral cherchera à sauver les meubles, le moment venu, dès que le processus de désintégration se mettra en orbite.
L’omnipotence américaine s’est construite en deux temps, après la Seconde Guerre mondiale et après la chute du mur de Berlin en 1990, qui a provoqué le démembrement de l’ex-URSS.
Pendant presque un demi-siècle, le monde a subi une domination sans partage de l’axe du mal, americano/sioniste, inédite dans l’histoire du monde moderne. L’axe du mal a sévi brutalement contre des populations civiles, par l’organisation de coalitions militaires internationales, qui ont pris la forme de guerres moyenâgeuses, judéo-chrétiennes. Il a appartient, maintenant, au Tribunal pénal international et à l’Organisation des Nations-Unies de juger toutes les personnalités politiques du monde occidental, coupables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

À ces événements s’ajoute celui des flux migratoires que l’on continue à observer…
L’Algérie qui a été un pays de transit des migrants est en passe de se transformer en pays d’accueil du fait de la difficulté de rejoindre les pays de l’Union européenne qui ont cadenassé leurs frontières extérieures. L’arrivée en Algérie de plus de 42 nationalités africaines est une préoccupation sérieuse qui doit faire réagir les pouvoirs publics au plus vite, pour relancer et renforcer la lutte contre l’immigration illégale.
La migration des pays du Sahel et de la Cedeao est appelée à exploser en direction de l’Algérie qui doit absolument se préparer au même titre que l’Union européenne à lutter contre cette nouvelle forme de déplacement des populations d’un État vers un autre État.
Les bonnes relations de l’Algérie avec les pays de l’Union africaine ne sont pas une raison suffisante pour ne pas reprendre la lutte contre l’immigration illégale. Il est important de relever à ce sujet que les pays africains luttent implacablement contre l’immigration illégale.

De quelle manière ?
Les conditions d’entrée de circulation et d’établissement des étrangers sur le territoire national sont définies dans chaque pays par la loi, et chaque État veille à ce que celle-ci soit respectée et mise en œuvre. Aucune ONG ou État tiers ne peuvent reprocher à un pays de mettre en œuvre sa propre législation, encore plus quand il y a menace sur l’ordre et la sécurité publics. Les réseaux d’exploitation des enfants nigériens et maliens dans la mendicité, dans notre pays, est une forme de traite des personnes qui doit être sévèrement combattue par les pouvoirs publics. La Convention internationale de 1989 a été ratifiée par l’Algérie qui ne doit en aucun cas tolérer que de telles pratiques de traite des personnes se développent à grande échelle, en toute impunité, sur notre propre territoire.
À ces réseaux de traite des personnes et de trafics de migrants qui se sont installés sur le territoire national on recense le développement important de la criminalité, parmi la migration subsaharienne en Algérie, qui a transféré à destination de notre pays, sous le couvert de statut de migrant, des réseaux et des organisations criminelles, de nature à menacer notre sécurité nationale. La migration à destination de l’Algérie est atypique et on est en présence d’une migration ethnique de peuplement.
La typologie de cette nouvelle forme de migration doit être prise très au sérieux par les pouvoirs publics compte tenu d’une arrivée massive de villages entiers subsahariens qui déferlent sur les wilayas du sud et du nord du pays. Le sud du pays est beaucoup plus exposé à des transformations sociales et ethniques devant rendre les populations locales minoritaires face aux populations massives qui arrivent de manière démesurée et incontrôlée du Sahel et des pays de la Cedeao vers l’Algérie.La migration est appelée à prendre de l’ampleur en Afrique parce que les États n’arrivent plus à subvenir aux besoins fondamentaux de leur propre population. Ce phénomène d’exode des populations à destination de l’Algérie pourrait se poursuivre, avec beaucoup d’intensité, pour les années à venir, tant les clignotants sont au rouge dans beaucoup de pays en Afrique.
Il n’est pas exclu que dans peu de temps, si des mesures ne sont pas prises, de voir les relations sociales, autochtones et populations de migrants, Haoussas, Bambaras, Peuls avec les migrants subsahariens, évoluer en Algérie vers des confrontations ethniques provoquées par une lutte pour l’occupation des espaces privés et publics. En tout état de cause, l’évolution du phénomène de la migration du Sahel ou des pays de la Cedeao vers l’Algérie doit être surveillée de très près pour éviter que la migration engendre la confrontation avec l’ordre et la sécurité publics.
A. C.
(*) expert international des problèmes sécuritaires du Sahel, des flux migratoires, ancien responsable du centre opérationnel et ancien directeur au ministère de l’Intérieur.

 

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