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Evocation

Évocation Si Mohamed Bederina, deux ans déjà

Publié par LSA
le 24.12.2018 , 11h00
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«Pour vivre en paix, il faut le demander à son voisin.»  
(proverbe anglais)

Par Ahmed Lagraa, écrivain
Deux ans déjà, le 24 décembre 2016, que nous a quittés, sur la pointe des pieds, comme pour ne point déranger, notre cher et regretté si  Mohamed Bederina  que l’Eternel l’accueille en Son Vaste Paradis incha Allah). En cet instant mémorable, je m’associe pour une pieuse pensée  avec sa famille, ses amis membres fondateurs du Soir d’Algérie, si Maâmar Farah, si Djamel Saïfi, si Fouad Boughanem, si Zoubir M. Souissi, ses  collègues du Soir d’Algérie,  la corporation du journalisme. 
A travers mon ami Bederina, l’occasion pour moi de renouveler toute ma reconnaissance à cette dernière qui a su, par son engagement militant, fournir le travail colossal et mener le combat permanent hier, par des temps redoutables d’insécurité et de non-droit et, aujourd’hui,  le véhiculer encore et toujours dans des conditions troubles, confuses, car entre servitude et soumission. Le témoignage, si besoin est, de la volonté inlassable de ses membres fondateurs, si Maâmar Farah, si Djamel Saïfi, si Fouad Boughanem, si Zoubir 
M. Souissi, et le défunt si Mohamed Bederina, à la suite de l’attentat perpétré contre Le Soir d’Algérie. 
Notre peine est immense, une vraie douleur au cœur. Mon souhait le plus sincère est de partager et de m’incliner de nouveau, pieusement, avec respect mérité à ta mémoire, tout en priant l’Eternel de t’accueillir en Son Vaste Paradis. Comme aucun détour n’est possible, chaque fois que je passe devant ton domicile, je distingue ta silhouette car tu n’as jamais quitté nos cœurs et nos souvenirs. Un arrêt s’impose avec, à l’appui, une prière à l’Eternel pour te bénir. 
En ces moments de la relation divine, tu me rappelles l’essentiel des valeurs comme le pardon, le bon voisinage, le respect d’autrui, valeurs qui ont jalonné tout le long de ta courte vie à La Casbah d’abord, à Chéraga ensuite, sans omettre tes origines sudistes. Qui, comme toi, lorsque tes deux voisins se sont installés (moi-même), nous as comblé d’un déjeuner inoubliable parmi ta famille, tous nos enfants réunis? Qui comme toi a réalisé cette prouesse de bon voisinage alors que pendant notre pénible aventure dans l’achèvement de nos constructions respectives, pendant deux longues années, tu venais chaque jour nous «retirer» de nos chantiers interminables pour partager le repas parmi ta famille élargie aux autres membres de ta famille qui, eux aussi, étaient confrontés aux mêmes et identiques questions de constructions qui s’éternisaient. Cela était possible, j’en suis convaincu, grâce à une épouse complice de ta vie et à laquelle j’adresse, avec un vif et réel plaisir, mes vibrants hommages mérités et mes remerciements éternels. 
Tu es devenu comme un repère de la vie car tu es incomparable et surtout inégalable par cette digne attitude qui force le respect, augmente et forge la considération. Ta mort n’as pas été la fin d’une relation, mais elle a généré une nouvelle amitié avec ton ami d’enfance, si Abdelaziz, avec lequel je fus admiratif devant la fidélité réciproque qui vous unissait et qui a résisté dans sa traversée aux temps d’hier et d’aujourd’hui, changeants, souvent versatiles. 
Chez nous, au Sud, j’ai vu mon père refuser l’acquisition d’une belle demeure à la suite de renseignements négatifs sur un voisin. Cette valeur qui promulgue : «avant d’acheter une maison, de s’informer sur ton voisin», est malheureusement inapplicable par les temps qui courent. 
C’est pour dire que c’est véritablement et sûrement une bénédiction de t’avoir eu comme voisin puis comme ami. Cette nouvelle attache avec ton fidèle ami si Abdelaziz permet de perpétuer ton souvenir et raviver nos mémoires car tu n’as jamais quitté nos cœurs et nos souvenirs. Si finalement  la vie ne dure qu’un instant, nos souvenirs sont et resteront indélébiles. Que me reste-t-il à ajouter ? Repose en paix, mon cher ami. Je m’associe à ta famille et à tes amis membres fondateurs, à tes collègues du Soir d’Algérie et à toute la corporation du journalisme pour m’incliner de nouveau, à la mémoire de l’ami loyal et dévoué que tu fus. 
Pour toi, si Mohamed Bederina, je ne cesserai de prier le Tout-Puissant de t’accueillir en Son Vaste Paradis car «à Lui nous appartenons et à Lui nous retournons».
A. L.

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