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Méga-barrage éthiopien sur le Nil Bleu

Négociations sous haute tension

L'Éthiopie, l'Égypte et le Soudan (hostiles au projet) ont repris, dimanche 4 avril, à Kinshasa, leurs négociations autour du méga-barrage éthiopien sur le Nil bleu. 
Ce projet de centrale hydro-électrique est présenté comme vital par Addis-Abeba et perçu comme une menace par Le Caire et Khartoum.
« Ces négociations représentent la dernière chance que les trois pays doivent saisir pour parvenir à un accord », a affirmé le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Shoukry, dans des propos aux médias égyptiens. 
Cet accord doit permettre de « remplir et faire fonctionner le barrage de la Renaissance dans les prochains mois et avant la prochaine saison des pluies », a-t-il ajouté. 
« La réunion de Kinshasa se fixe comme objectif de déclencher une nouvelle dynamique », a déclaré l'hôte de la réunion, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, qui exerce aussi la présidence annuelle de l'Union africaine (UA) depuis février. 
L'ambassadeur des États-Unis, Mike Hammer, était également présent à l'ouverture des travaux de cette réunion qui devait prendre fin hier. L'Égypte, qui dépend du Nil pour environ 97% de son irrigation et son eau potable, considère le barrage éthiopien comme une menace pour son approvisionnement en eau. 
Le Soudan craint que ses propres barrages soient endommagés si l'Éthiopie procède au remplissage complet du Gerd avant qu'un accord ne soit conclu.
R. I.