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Saltimbanque et tutti quanti

Publié par Brahim Taouchichet
le 19.07.2021 , 11h00
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Je les vois d’ici, les âmes bien-pensantes, objecter à l’appel de membres de la société civile quant aux menaces ouvertes du royaume marocain contre l’Algérie. Leur infantilisme est une donnée permanente, elle ne doit pas alarmer. Jusqu’au-boutistes, elles se réveillent aux dangers après l’ouragan, quand il est déjà trop tard. Ces donneurs de leçons sont toujours prêts à pactiser avec l’ennemi du fait même de leur angélisme politique qui leur fait oublier leur appartenance objective. C’est le cas des «séparatistes» menés par le saltimbanque Ferhat Mehenni. 
Qu’il soit dit en clair qu’il a absolument le droit de s’opposer au pouvoir, aux généraux, au système. Par contre, son aveuglement mû par une vieille haine des tenants du pouvoir, anciens et nouveaux, lui fait oublier l’essentiel, leurrant du coup quelques centaines d’individus crédules. Sauf que «l’ennemi classique» ne s’est pas révélé à la faveur de l’affaire du Sahara Occidental. Le litige est ancien, à commencer par le tracé des frontières ouest qu’il tente vainement d’utiliser comme moyen de chantage. 
Le Maroc de sa majesté se targue d’avoir soutenu la révolution algérienne et octroyé, sur son territoire, une base arrière pour l’Armée de libération nationale. Il espionnait au profit de la France coloniale qui avait mis tout son poids afin de garder l’Algérie de papa. Il y a une foule d’exemples à  cet égard. Le regain d’agressivité du royaume ne doit pas surprendre, ce n’est pas nouveau. Au point de croire que son hostilité n’est pas le fruit d’une mésentente passagère mais un choix politique en vue de s’affirmer par rapport à son grand voisin. Diversion quand tu nous tiens ! Gageons que les «âmes bien-pensantes» crieront au scandale alors qu’il y a nécessité d’une union sacrée dans cette nouvelle épreuve. Aux nationalistes algériens qui le sommaient de se déterminer par rapport à notre indépendance, le Parti communiste français arguait qu’il fallait d’abord abattre l’impérialisme. 
Nos «éclairés», dans une fausse analyse des attaques ouvertes du Makhzen, n’hésitent pas à crier à un nouveau complot du pouvoir. Pour eux, il faut abattre ce pouvoir en place puis se défendre, car, parler d’union sacrée ne sert qu’à le renforcer. Quelle belle leçon de clairvoyance. Les signataires de l’appel pour la défense de l’État national n’ont qu’à aller se rhabiller, au mieux retourner à leurs classiques. 
Brahim Taouchichet

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