Rubrique
Pousse avec eux

Le 2e assassinat maquillé de Abane Ramdane !

Publié par Hakim Laâlam
le 16.01.2020 , 11h00
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Là, tu vois, ça ne me gênerait franchement pas qu’Ouyahia reçoive à nouveau Madani Mezrag.

En cellule, et pour un long, long, long tête-à-tête ! 

Liberté d’expression ? Traiter Abane Ramdane de «traître », c’est de la liberté d’expression ? Parce que j’entends d’ici et lis déjà ici et là que certains, non encore remis de leurs bûches du Nouvel An, pas encore complètement dégazés de leurs excès du passage à 2020, s’offusquent — la bouche en cul-de-poule — de l’emprisonnement de l’ex-directeur de la culture de M’sila ! Rien que ça ! Et déjà le Ghaïta-Band droit-de-l’hommiste s’inquiète d’une régression violente et brutale dans le champ de la liberté de parole. Liberté de parole de salir la mémoire d’un des pères fondateurs de la Révolution et de l’État moderne algérien ? Une mémoire déjà souillée par une mort tronquée, maquillée en « tombé au champ d’honneur » alors qu’il avait été liquidé, assassiné par ses «frères » ? Si la liberté d’expression, c’est de traiter Abane Ramdane de traître, alors, je suis pour la dictature ! Au premier rang, au garde-à-vous, ça va comme ça, ou j’en rajoute une couche ? Je rappelle juste aux offusqués professionnels que le monsieur embastillé n’est pas encore condamné, il est en détention provisoire. Comme des dizaines et des dizaines d’autres personnes. La détention provisoire est excessive et abusive lorsqu’elle prive de liberté celles et ceux qui ont défendu la… liberté. L’ex-directeur  de la culture  de  M’sila a défendu la liberté ? Dites-moi, bark, des fois que je jouerais du chapeau, à mon âge ! Non ! Non, bien sûr ! L’ex-directeur de la culture de M’sila a profané une tombe. Et quelle tombe ! Celle d’un homme qui, avec d’autres, femmes et hommes, a permis qu’il puisse y avoir encore — de manière imparfaite certes — des maisons et des directions de la culture dans cette Principauté. J’aurais tant aimé voir et entendre les mêmes droits-de-l’hommiste s’offusquer lorsque le clan Boutef’ avait promulgué une loi criminalisant toute critique ou atteinte aux ex-tangos dits « repentis ». Eh  ouais ! Vous  l’aviez  oubliée, cette loi-là, je parie ? Eh ben moi, pas ! Ou alors, c’est que votre jactance et vos effarouchements sont calibrés d’une bien étrange manière. Inertes à un moment, en mode avion, muets. Et là, soudain, en 2020, réactifs au diable. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

P. S. : n’oubliez pas notre rendez-vous samedi 18 janvier au Café littéraire d’Aokas. J’y serai à partir de 14 heures et je vous y espère ! 
Le Fumeur de Thé

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