Pousse avec eux / Pousse avec eux

Les derniers grognements des p’tits enfants du Capitaine Léger !

Les suprématistes sont des gens qui considèrent leur connerie comme supérieure à toutes les autres. Il faut les…

… encourager dans cette voie !

Après Samir Bouakouir, c’est au tour du FFS d’être traité de tous les noms pour sa participation aux prochaines élections locales. Entre autres, cette insulte qui fait florès sur les réseaux sociaux : KDS. Kabyles de Service ! Parmi les personnes qui crachent ainsi sur le FFS, j’en connais qui se sont fait tancer par Abdekka, venu en meeting à Tizi-Ouzou. Le chef du Clan d’Oujda-Les-Deux-Mosquées avait eu cette formule autant assassine qu’abjecte : «Je vous croyais grands, je vous découvre nains.» Et ces «insultés» n’avaient pas bronché, avaient baissé la tête. Il est vrai qu’à l’époque, le 22 février était une date comme les autres, un jour banal du calendrier, pas encore investi du rôle de blanchisseur de toutes les lâchetés ! Le FFS, perso, je l’avais canardé ici même. Il y a fort longtemps. Du temps de son pacte immonde avec les islamistes, à Sant’Egidio. Le FFS, au-delà d’être le plus ancien parti d’opposition, est d’abord un parti. Ça semble idiot de défoncer ainsi une porte ouverte, mais il est visiblement nécessaire de le rappeler. Un parti n’est pas monochrome dans ses trajectoires. Aucun parti sur la planète de la politique ne commet jamais d’erreur. J’en connais d’autres qui ont traversé la cohabitation avec le Clan Abdekka, qui l’ont encensé, et ont tout de même eu la clairvoyance de revenir de ce genre de voyages des meurtrissures. Fallait-il pour autant, eux aussi, les traiter en permanence viagère de KDS ? Non, bien sûr ! En vérité, nous avons la détestation aussi légère que les émois et l’amour. Certains mettront ce trait comportemental sur le «compte à découvert» de notre «méditerranéité». Trop court ! Trop facile ! Ça serait taire un mal sournois qui nous ronge et nous désagrège aussi sûrement que les acides mortifères injectés par le capitaine Léger et sa bleuite. Dans ce bal des raccourcis, le FFS devient KDS. L’Émir Abdelkader, un traître. Et tout récemment encore, feu Yacef Saâdi réduit à celui qui a «embrassé la main de Bouteflika». Deux remarques : en plus de nous détester suprêmement, nous brûlons nos idoles en autodafés suicidaires pour la geste nationale. Et d’entre ceux qui insultent la mémoire de Yacef Saâdi aujourd’hui et réduisent les combats du FFS à la sentence KDS, nombre de ces «lumières souriantes du 22» n’auraient pas pu rédiger un post, un traître post sur Facebook ou Twitter, parce que portant aujourd’hui encore la mention «Indigène » sur leurs papiers d’identité. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.