Rubrique
Pousse avec eux

Petits tests révélateurs du grand désastre !

Publié par Hakim Laâlam
le 11.01.2020 , 11h00
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Commentaire de Haddad après la conférence de presse de Carlos Ghosn : «je veux aller au Japon pour pouvoir m’évader !»

Cherchez l’erreur !

Avant que d’engager de «profondes» réflexions sur les perspectives macroéconomiques, sur la relance et ses leviers intersectoriels, sur la stratégie à adopter face aux grands argentiers comme la banque mondiale et le FMI, peut-être faut-il faire preuve d’humilité programmatique. Je dis ça, en le posant là, en ouverture de la chronique. Et en rappelant ensuite quelques faits qui agissent à mes yeux comme de vrais et de terribles petits tests révélateurs du grand désastre dont nous devons nous sortir. Premier fait, le plus récent. Le remplacement des sachets en plastique par des sacs en papier. L’opération a tourné court ! Coûts sous-estimés, communication défaillante, distribution cahoteuse des produits de substitution et absence d’étude réelle du marché et des habitudes alimentaires de la population. Ce n’est pas nouveau ! Je rappelle qu’un ancien ministre, Chérif Rahmani, avait lui aussi annoncé il y a des années de cela la fin du sachet noir. Le sachet noir est toujours là, le ministre non, qui s’est perdu quelque part dans le vaste et mystérieux «Desertic» ! Idem pour cette autre démarche claironnée sur tous les toits officiels de la république, la fin des marchands ambulants, l’interdiction de l’occupation des trottoirs et l’enlèvement systématique des cageots de réservation illégale des aires de stationnement. Les marchands ambulants ambulent toujours, les trottoirs servent à tout sauf à la circulation des piétons et tu risques un couteau fiché dans ta poitrine si tu oses déplacer un cageot pour stationner ta guimbarde. Dois-je aussi rappeler ces plages de notre si long et si beau littoral qui n’en finissent pas depuis l’indépendance de vouloir redevenir gratuites d’accès et qui restent aujourd’hui encore le lieu par excellence du racket ? Non, bien sûr. Comme je n’ai pas besoin — je suppose — de rappeler les drames atroces que les «parkingueurs» ont fait subir à des familles aujourd’hui encore en deuil d’une ou d’un ou de plusieurs des leurs assassinés pour 100 dinars de stationnement et de gardiennage sauvages. Voilà ! Encore une fois, ça n’engage que moi et ma maigre connaissance des leviers économiques, mais de la profondeur abyssale de mon sens paysan, je me permets tout de même de considérer qu’une démarche, quelle qu’elle soit, d’ambition locale, nationale ou internationale doit d’abord et avant tout impliquer la réponse à une question : es-tu capable de faire appliquer sur le long terme ce que tu m’annonces avec la ghaïta et le bendir ? Le reste, tout le reste, y compris les restes, n’est que thé à fumer pour rester éveillé à ce cauchemar qui continue.
H. L.

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