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Retraite

Travailleuses et droit à la retraite Préserver les acquis

Publié par Djilali Hadjadj
le 26.11.2019 , 11h00
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Etre une femme travailleuse en Algérie relève du parcours de la…combattante ! Trop de discrimination, trop de préjugés, trop d’inégalités, trop de harcèlements en tous genres. Nombre de ces femmes d’ailleurs ont des carrières inachevées. Quant au bénéfice de la retraite, en sont malheureusement exclues celles qui ne sont pas déclarées à la Sécurité sociale par leur employeur.

Les femmes algériennes travailleuses, qu’elles aient eu une carrière pleine — c'est-à-dire jusqu’à l’âge légal de la retraite —, ou une carrière inachevée, ont des droits à la retraite bien définis. Contrairement aux hommes (60 ans), l’âge légal de départ à la retraite est de 55 ans pour les femmes, et même de 52 ans pour celles qui ont eu 3 enfants. 
Elles peuvent cumuler ces droits avec la pension de réversion de leur époux retraité en cas de décès de ce dernier, ou inversement, c’est l’époux qui a droit à une pension de réversion de son épouse retraitée au cas où elle décède avant lui, réversion qu’il peut cumuler avec sa propre pension de retraite.
 Droits en matière de retraite pour les femmes salariées. Pour rappel, le système actuel fonctionne de manière générale selon les règles suivantes : unification de l’âge de départ à la retraite à 60 ans avec cependant certaines dérogations pour des catégories particulières (moudjahidine, femmes, travailleurs occupés dans des emplois à haute pénibilité). Il existe, par ailleurs, des dispositions qui permettent un départ avant cet âge, c’est ainsi que la femme travailleuse peut, à sa demande, prendre sa retraite à 55 ans, mais pour cela, il faut qu’elle ait travaillé et cotisé pour sa retraite pendant au moins 15 ans. Elle bénéficie également d’une réduction supplémentaire d’un (1) an par enfant dans la limite de trois (3) ans.

Réversion pour les conjointes des retraités hommes
Droit à l’allocation de retraite pour les femmes travailleuses. Si la femme travailleuse a eu une courte carrière professionnelle — entre 5 et 15 années d’activité et de cotisation retraite —, elle peut bénéficier, non pas d’une pension, mais d’une allocation de retraite mais uniquement à partir de 60 ans, comme les hommes (et non plus 55 ans comme pour la pension de retraite). La pension et/ou l’allocation de retraite de réversion est attribuée aux ayants droit de l’assuré décédé. 
Quels sont les bénéficiaires de la retraite de réversion ? Sont considérés comme ayants droit : le conjoint de l’assuré décédé (en l’occurrence l’épouse, si c’est l’époux retraité qui est décédé), quel que soit son âge, du moment qu’il ait contracté un mariage légal avec le défunt ; les enfants à charge (conformément à l’article 67 de la loi 83-11 du 2 juillet 1983 relative aux assurances sociales modifiée et complétée).

Cumul retraite des femmes salariées et réversion de leur conjoint décédé
La question nous a été souvent posée ces dernières années par nombre de lecteurs et de lectrices : quand les deux conjoints mariés (femme et homme) sont tous les deux retraités et perçoivent chacun une pension ou une allocation de retraite, lorsque l’un d’entre eux décède, est-ce que le conjoint encore en vie peut cumuler sa pension de retraite avec la pension ou l’allocation de retraite du conjoint décédé ? La réponse est oui, sans équivoque.
A propos de la majoration pour conjoint à charge. Au montant de la pension de retraite d’une femme salariée s’ajoute — si son conjoint est à sa charge (c'est-à-dire ne travaille pas) — une majoration dont le montant est fixé par arrêté du ministre chargé de la Sécurité sociale, sur proposition du conseil d’administration de la CNR conformément à l’article 15 de la loi 83-12 modifiée par celle n°99-03. 
Ce montant est actuellement fixé à 2 500 DA net par mois. Si c’est l’épouse qui ne travaille pas (dite femme au foyer), la pension de retraite de son conjoint retraité est complétée par cette majoration. Quand l’époux prend sa retraite et que son épouse est femme au foyer (après avoir travaillé et interrompu  sa carrière), le droit à la majoration est maintenu : ce droit ne l’est plus quand l’épouse fait valoir ses droits à la retraite (à l’âge légal de 55 ans pour les femmes). Il est important de connaître tous ces droits, car souvent ni l’employeur de la femme travailleuse ni son agence CNR ne lui communiquent en temps voulu les informations nécessaires.
Djilali Hadjadj

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