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Soit dit en passant

Au lendemain d’une élection !

Publié par Malika Boussouf
le 15.06.2021 , 11h00
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Après chaque scrutin qui engage l’avenir du pays, on se demande, inévitablement, de quoi parler sinon du futur en question. Quoi commenter ? Les rues désertes ou le scrutin boudé par une majorité d’électeurs ? Les nouveaux députés qui s’inspireront des travers précédents à défaut d’être plus inventifs ? Dans le mauvais sens s’entend ! Parce que rares seront ceux qui leur prêteront, prématurément, un quelconque mérite. La critique, accentuée par l’incurie qui a émaillé les vingt dernières années, restera proportionnelle au nombre incalculable de déviances passées. Celles que le Hirak aura furieusement dénoncées sur la place publique. L’embellie reste hypothétique aux yeux de celles et ceux que les procès successifs pour corruption n’ont toujours pas réussi à convaincre d’une volonté de faire changer de cap au pays. «Vous savez quoi ? Ceux-là feront pire, parce que c’est toujours comme ça que ça se passe», m’a affirmé un monsieur d’un certain âge qui semblait en savoir plus qu’il ne disait. Un ancien fonctionnaire ayant, depuis des lustres, renoncé à croire que des députés pouvaient chez nous être réellement élus pour leurs qualités morales et leurs compétences par des Algériens malmenés au quotidien. Ceux qui siégeront à l’APN seront-ils de ceux déterminés à secouer le cocotier, à déranger le cours des choses et à en donner une vision respectable ? Relèveront-ils le niveau et la qualité des missions d’une Assemblée nationale à la dérive parce qu’au service exclusif de forces rompues aux affaires juteuses ? 
Peu importe que la participation ou le boycott aient été importants ou pas. C’est
vrai ! Qui se soucie de la façon dont la journée censée servir le scrutin se sera déroulée ? Inutile de se demander pourquoi l’abstention aura été aussi élevée. Même si l’on prétend le contraire et que l’on essaie de contenir la réalité à sa plus simple expression, le citoyen lambda n’accorde plus le moindre intérêt à l’information officielle ! «Ils touchent 40 millions de centimes par mois et la première préoccupation qu’ils  ont, quand ils sont élus, c’est d’en réclamer davantage et de répertorier les bénéfices à tirer de leur statut.»
M. B.   

 

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