Rubrique
Soit dit en passant

Des candidats et une rue en campagne !

Publié par Malika Boussouf
le 21.11.2019 , 11h00
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Il y a forcément une date d’expiration pour chaque chose qui se joue quand elle ne bouleverse pas nos journées ! Pour l’entêtement aussi il doit y en avoir une ! Quand aurons-nous une idée précise du moment où elle interviendra ? Je parle de la date d’expiration ! Parce qu’il semblerait que rien ne soit  gagné sur ce plan-là ! Mais avant de céder à la digression, je m’empresse de renouer avec mon inspiration initiale. 
Ce n’est pas leur faire offense que d’évoquer le manque d’engouement à leur égard et le peu de personnes emballées par leur discours. Demain, les marcheurs du vendredi reviendront leur dire, encore une fois, pourquoi ils rejettent leur offre. Est-ce qu’une campagne électorale, censée permettre de plaider la cause d’un scrutin et de ceux qui le portent à bout de bras, fait des acteurs, censés la rendre prolifique, les meilleurs ? Pourquoi a-t-on la vague impression qu’ils y vont à reculons ? Qu’ils le font comme s’ils étaient obligés d’en passer par là et qu’au fond ils auraient préféré qu’il en soit autrement. Mais comment faire autrement ? En allant, par exemple, à la présidentielle par effraction ? Avec des intentions estimées peu louables par des Algériens remontés comme jamais contre eux ? Conscients du racolage politique dont ils font l’objet, les gens commentent en ricanant l’agitation de candidats qui ne semblent, selon eux, rien comprendre au niet d’une rue intraitable. 
Mais les candidats comptent, peut-être, sur le reste des Algériens. Sur ceux qui ne participent pas aux marches et dont ils pensent qu’ils sont susceptibles d’entendre leurs engagements et d’approuver leurs propositions. 
Ce qui reste cependant incompréhensible, c’est que la campagne s’habille, elle aussi, en bleu et que des candidats qui prétendent porter haut les espoirs populaires acceptent de faire campagne sous protection policière au risque de compromettre toutes leurs chances de convaincre de leur bonne foi. Même s’ils font, désormais, partie du décor, cela reste pénible de les avoir sur le dos. Mais c’est sans doute le but. Faire en sorte qu’en surgissant à chaque coin de rue, les force de l’ordre finissent par user les marcheurs. 
M. B.

 

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