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Soit dit en passant

Disons violence pour ne pas dire hystérie !

Publié par Malika Boussouf
le 06.04.2021 , 11h00
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Ils rappellent leur existence à une presse qui relaye très volontiers le discours de barbares convertis, depuis la fin de la décennie rouge, en «élites» politiques injustement exilées. Privées d’expression par un système omnipotent. Des chefs assassins qui ont conduit leurs hommes de main aux vastes tueries que l’on sait. Celles qui ont endeuillé le pays et qu’ont accompagnées les Dhina, Haddam, Abassi et consorts. De furieux sanguinaires passés maîtres dans l’art de la manipulation politique et religieuse. Avec de l’aisance, et plus que cela, pour faire étalage de connaissances discutables. Plus ça plonge dans la confusion entre djihad et ijtihad et plus ça se pense copieusement armé pour convaincre des sentences imparables dictées par la puissance divine ! Celle dont on affirme qu’elle s’exprime quand la charia prononce son verdict. 
Les profils dont le discours, hautement construit et maîtrisé, force le respect, ont absolument conscience qu’ils déclenchent une certaine hystérie chez les concepteurs de prêches creux destinés à une catégorie de fidèles. De celles qui rechignent à s’interroger sur les objectifs de «guides spirituels» qui, à défaut de maîtrise intellectuelle, contrôlent parfaitement les effets du spectacle bruyant. Des professionnels qui jonglent avec les prophéties discutables destinées à renforcer la dévotion. Lorsqu’ils peinent à se faire entendre ou à renvoyer d’eux l’image de messagers crédibles, ils reviennent à leurs bonnes vieilles habitudes. La violence pour plan B révèle, aussitôt, chez l’autre une réticence à épouser l’ordre imposé. Le cheptel religieux compte en son sein des figures qui cultivent quelques penchants pour le spectacle. Metteurs en scène et comédiens deviennent répugnants dès lors qu’ils se mettent en transe et appellent à pourfendre publiquement  l’intelligence qui mettrait à nu leurs lacunes. Le tapage enregistré au tribunal, où  comparaissait  Saïd Djabelkhir, est l’une des illustrations les plus vulgaires du théâtralisme qui professe au nom de l’islam ambiant. On les croirait prêts à se rouler par terre pour capter l’attention de qui douterait de leurs convictions.
M. B.  

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