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Soit dit en passant

Laissez nos enfants décider librement de leur avenir !

Publié par Malika Boussouf
le 08.12.2021 , 11h00
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Comment faire reculer ceux qui cassent sans jamais rien construire ? Tous ceux qui parlent de bannir la langue française de l’école et instruisent de le faire à l’intérieur de certains ministères ont des enfants inscrits à Alexandre-Dumas ou dans des écoles privées de qualité équivalente. La montée au créneau contre l’usage de la langue française ou son enseignement à l’école n’est pas nouvelle. Je me souviens en avoir fait état il y a près de 30 ans, en 1992, quand le ministre de l’Education de l’époque avait appelé à son retrait des programmes scolaires. Le même personnage avait l’un de ses enfants inscrit dans une université en France et faisait prendre des cours intensifs à l’autre pour qu’il puisse rejoindre le premier. Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais. L’apartheid était déjà là. Outré que j’aie osé dénoncer ses intentions, le haut personnage a menacé de me traîner en justice si je ne lui livrais pas mes sources et a appelé à la solidarité gouvernementale pour faire retirer de la grille des programmes de la Chaîne III l’émission que j’animais alors. Il n’est pas allé plus loin parce qu’il n’a pas eu le soutien de ses collègues ni de son Premier ministre. Surtout que je disposais de la liste complète des enfants de la nomenklatura bénéficiant d’une bourse à l’étranger où la plupart d’entre eux se roulait les pouces au lieu d’étudier. Aux petits casseurs de rêves et d’ambition qui remettent, aujourd’hui, le couvert, encouragent et flattent la sinistrose mentale locale, le dernier des parents aurait envie de dire : «Et si vous vous intéressiez, plutôt, aux escrocs qui nous fourguent le kilo de tomate à 200 DA?» En quoi interdire aux écoles privées d’enseigner deux et même trois programmes ferait-il avancer le schmilblick ? En quoi cette pratique dérange-t-elle les pseudo-patriotes qui appellent à y mettre un terme et dans quel but inavoué ? Est-ce qu’il n’y a pas plus urgent à faire ? Est-ce que tous les problèmes que traverse le pays auraient été enfin réglés sans que nous en sachions rien ? Au fait, les enfants, ont-ils chaud en classe et mangent-ils à leur faim à la cantine ?
M. B. 

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