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Soit dit en passant

Les sommes astronomiques auxquelles se négocie une harga !

Publié par Malika Boussouf
le 12.01.2022 , 11h00
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On se familiarise chaque jour un peu plus avec les subtilités des traversées clandestines et au profil de leurs initiateurs organisés en clan mafieux qui veille sévèrement à ne pas se faire doubler. Les prix du voyage incertain varieraient, selon les candidats à l’exil, entre 300 000 et 1 000 000 de dinars. Vous avez les hors-bords qui, pour un million, vous débarquerez, sain et sauf, en lieu sûr. Là où, une fois à terre, le clandestin peut se fondre dans la nature et échapper au contrôle d’autorités qui travaillent à ne pas se laisser envahir par plus qu’elles ne peuvent tolérer sur leur territoire. 
À moins cher, les harragas jouent leur vie à pile ou face. Voilà pourquoi certains s’en tirent et d’autres pas. On pense que les jeunes qui prennent la mer, tous les jours, le font de façon désordonnée. Que nenni ! Les «voyages» s’organisent en fonction des clients à transporter. La demande toujours croissante, les passeurs ne chôment jamais. Ceux qui sollicitent leurs services par dizaines, voire par centaines, au regard du nombre de naufragés secourus de part et d’autre de la Méditerranée, interpellent sur l’ampleur d’un phénomène qu’aucune autorité n’arrive à circonscrire. L’impuissance à juguler départs, secours et arrivées en dit long sur la détermination à se frayer un chemin vers une vie dont on ne sait rien, mais sur laquelle on fantasme pour en avoir entraperçu un volet dépollué par des films projetés à l’envi. Une image sublimée que tout candidat à l’exil avalise tant il la pense et la veut réelle et porteuse d’espoir. J’ai, récemment, appris, par une amie, qu’un père de famille connu de son entourage aurait réussi sa traversée en, tout juste, 24 heures. Les moyens de transport, proposés aux harragas, étant comme évoqué plus haut divers et variés, ce dernier aurait opté pour celle à un million de dinars. Pour un hors-bord à trois moteurs. Lorsque l’un d’eux tombe en panne, un deuxième prend la relève puis un troisième, jusqu’à destination.  Et il y a ceux à bord desquels quand le moteur tombe en panne, les passagers sont contraints de ramer. Souvent, hélas, le rêve se noie de façon dramatique.
M. B.

 

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