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Soit dit en passant

Se souhaiter le meilleur en restant chez soi !

Publié par Malika Boussouf
le 23.05.2020 , 06h00
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Dur, dur l’Aïd-El-Fitr de cette année, avec un confinement qui se durcit et des interdits qui prennent le relais et dictent les règles à suivre. Ce nouveau comportement qui chamboule tout, aujourd’hui, connaîtra-t-il un jour quelque régression ? Je vais me garder de geindre quand la planète entière vit les mêmes contraintes et développe les mêmes incertitudes. Aucun de nous n’avait vu venir le monstre quand en deux temps, trois mouvements, le monde entier s’est vu mettre au pas. Le voilà s’adaptant, peu à peu, non sans avoir auparavant rué dans les brancards aux nouvelles conditions de vie imposées par ce nouveau mal. 
Un virus qui, faut-il le rappeler aux plus sceptiques d’entre nous, ne fait pas de crédit à ceux qui le narguent et font mine de lui tenir tête. 
L’Aïd de cette année ne sera pas fêté de façon traditionnelle. Le Covid-19 a gâché les réjouissances. A défaut de nous étreindre les uns les autres, nous le ferons en cercle restreint et ne partagerons notre couscous et nos gâteaux avec personne d’autre à l’extérieur. 
Ces bouleversements qui nous empêchent d’aller vers les autres font prendre conscience de l’importance de ces derniers dans nos vies. Tellement de choses prennent un caractère futile quand il faut renoncer à l’essentiel.  
Ces fêtes dédiées, aussi et surtout, au pardon et qui nous dictent de faire table rase de nos rancœurs. Celles comptabilisées durant l’année écoulée. Durant deux jours, il n’y en aura que pour la fête et le partage symbolisé entre autres par ces assiettes colorées aux parfums bien de chez nous. Et si la fête sera réduite à sa plus simple expression parce que les absents resteront absents, nos pensées iront incontestablement vers ceux qui nous sont chers et auxquels nous ne pourront pas rendre visite par crainte d’aggraver la situation. Nous n’irons voir ni les vivants ni les disparus. Je ne sais pas vous, mais mes proches et moi avions pour rituel de faire le toilettage des tombes de nos parents avant le Ramadhan. Pour dire à ceux que nous aimons et qui ne sont, hélas, plus là, que nous ne les oublions pas et que nous souffrons toujours de leur cruelle absence. Saha Aïdkoum !
M. B.

 

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