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MC Alger Almas prend la porte !

Publié par Mohamed Bouchama
le 20.04.2021 , 11h00
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Almas n’est plus président du CA de la SSPA Le Doyen. Depuis hier, jour où il a déposé sa démission dans les bureaux de ses employeurs de la Sonatrach, Abdelnacer Almas, parachuté en janvier 2020, n’aura aucune autorité sur le Mouloudia d’Alger. Il était temps.
Le peuple du Mouloudia retrouve un peu d’espoirs à quelques semaines du centenaire de son club. Avec le départ de celui qui devait, lors de son installation, s’affairer à gérer une transition imposée par les avatars de son prédécesseur, Achour Betrouni, un autre cadre de la Sonatrach qui n’aura tenu qu’un semestre. En fait, l’instabilité au sein du Conseil d’administration de la SSPA «Le Doyen» était une marque déposée. En moins de 7 ans, la société sportive a consommé 10 présidents, tous appartenant à la firme pétrolière qui préférait «contrôler» les ressources dues à la section de football. Mais, contrairement à ses prédécesseurs, Almas a travaillé seul. Il n’avait plus à «subir» les caprices d’un DG de la SSPA, le dernier en date étant Fouad Sakhri, éjecté par l’entreprise pétrolière au bout de quelques mois de «collaboration tumultueuse». Almas était entouré par quelques «civils», Anwar Bachta et Sid-Ali Aouf, qui ont préféré se retirer au début de cette année. Seul, Almas a vécu des moments troubles. Avec agitations extrêmes à tous les niveaux. Depuis janvier, les épisodes des entraîneurs Neghiz et Amrani ont été les faits marquants. Si le premier a payé pour ses déclarations «intempestives» à propos de la situation des impayés de ses troupes, le second, qui a fait la même remarque à Almas sans passer par les canaux publics, a préféré rompre son contrat de six mois en évoquant un trop-plein de tension. Mais surtout une mauvaise gestion de la ressource humaine. Almas encaissait les coups, cherchait l’échappatoire, mais n’arrivait pas à se dérober aux injonctions de sa «tutelle». En février, après l’attaque de groupuscules se présentant comme les ultras du MCA de la direction générale de la Sonatrach, Almas avait annoncé sa démission que ses patrons ont refusée. Dans les médias, le cadre juridique de la société au losange orange précisait qu’il n’a jamais songé à démissionner. Il dira également qu’il n’avait pas l’intention de limoger Nabil Neghiz. La vérité éclatera quelques jours plus tard, quand le coach qui faisait consensus au sein de l’équipe est «remercié à l’amiable», formule consacrée en Algérie pour éviter les humiliations. Almas qui n’était pas à son premier mensonge, lui qui a promis monts et merveilles aux joueurs sans vraiment tenir sa promesse, multipliait les erreurs de casting. Comme son choix d’aller chercher un entraîneur, José Anigo, qui avait des démêlés avec la justice française ou encore ramener un joueur franco-algérien (Abdelrafiq Gérard) à Alger sans aviser l’entraîneur Amrani, lequel a prié l’ancien footballeur du RC Lens de rentrer chez lui.

Qui pour lui succéder ?
Dimanche, les nouvelles avançaient un énième mouvement de grève de la part des camarades de Hachoud qui réclament primes et salaires impayés. Mais aussi plus de respect de la part de leurs dirigeants dont certains se permettaient d’invectiver le groupe à chaque mauvais pas. La confiance était rompue et la patience avait atteint ses limites. Almas, perdu dans les affaires d’argent, ne se souciait guère de la vie de l’équipe livrée à elle-même. D’où les tensions, les accrochages, et le climat de suspicion. Les mauvais résultats, par-dessus tout. Et la défaite de Skikda allait être celle de trop pour les fans du club de la capitale désormais relégué à une position (11e, 25 points) plus proche de la relégation que du podium promis par Almas et ses amis du CA. Hier, en début d’après-midi, alors que la rumeur d’un «limogeage collectif» du conseil d’administration de la SSPA et de quelques responsables techniques dont Abdelatif Bourayou avait fait le tour des fiefs du club doyen, l’entreprise qui s’occupe du parrainage du MCA assurait qu’il s’agit d’un limogeage. Almas n’a donc pas démissionné. Un autre mensonge, en somme. Beaucoup de noms ont circulé pour le remplacement d’Abdelnacer Almas. Le MCA va en définitive découvrir son quinzième président. Un autre «désigné» de la Sonatrach, certainement. Avec probablement, un retour à l’ancien système qui prévoit un DG qui coordonnera avec la SSPA. Le nom de l’ancien président de l’ES Sétif Hassan Hamar a été cité pour le poste de directeur général. C’est une «piste» privilégiée par un haut cadre de la Sonatrach qui a rencontré hier matin 7 joueurs de l’équipe venus expliquer les raisons de leur mouvement de débrayage. Il se dit que ce groupe de joueurs ne voit pas d’inconvénient à ce que Hamar soit propulsé à la DG de la SSPA. Le peuple du MCA accepterait-il une énième tromperie ?
M. B.

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